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Devil May Cry 5 : Une virée d’enfer !

Let's rock !

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Dante est de retour. Après onze ans d’attente et une parenthèse inattendue du studio Ninja Theory, voici que le cinquième épisode canonique de la série nous arrive enfin. C’est donc plein d’impatience et d’attentes que je m’attaque à la dernière chasse aux démons d’Hideaki Itsuno, directeur de la saga depuis le second épisode. Les descendants de Sparda seront il à la hauteur ?


Bienvenue à Red Grave City

Notre périple débute alors que les démons débarquent en plein cœur de la belle ville de Red Grave City par le biais d’un mystérieux arbre démoniaque appeler Qliphoth contrôlé par un puissant démon du nom d’Urizen. Il n’en faut pas plus pour que Nero et Dante débarque en ville afin d’éradiquer cette nouvelle menace. Ils seront aidés dans leur quête par des têtes connues : Trish et Lady, mais aussi de nouveaux arrivants : Nicoletta Goldstein, nouvel acolyte de Nero et armurière de renom et le mystérieux V manipulateur de familiers et commanditaire de cette mission…

Le Ssstyle avant tout

Maître mot de la saga, la réalisation de ce nouvel épisode est éblouissante. Le RE Engine fait ici des miracles avec une modélisation et animations des personnages de haut vol. Les impacts de chaque attaque sont aussi sublimés par moult effets de particules transcrivant à merveille la puissance de nos héros. Les effets de lumière sont eux aussi saisissants et donne vie aux différents environnements du titre. Des rues de la ville de Red Grave City, au cœur du Qliphoth les ambiances oppressantes du titre sont parfaitement retranscrites.

Éblouissant…

Côté antagoniste, là aussi c’est un sans faute. Variés, les démons raviront les fans de la série avec un style gothique plus prononcé et des clins d’œil aux anciens ennemis iconiques de la saga. Seul point noir technique à souligner : les temps de chargements. Bien qu’assez court, ils sont beaucoup trop nombreux et ont tendance à casser le rythme d’une aventure survolté. Dérangeant donc mais dérisoire comparé aux talents de notre trio héroïque.

 

Un trio dantesque

Pour ce nouvel épisode Hideaki Itsuno a vu les choses en grand. En effet, non content de contrôler deux personnages lors du précédent épisode, le casting de ce nouvel opus se voit enrichi d’un troisième protagoniste. Autant de personnalités que de gameplay différent que l’on prend plaisir à découvrir au fil du récit, durant nos affrontements endiablés. Présentation.

 

Nero

Le héros au bras démoniaque de Devil May Cry 4 a bien changé. Amputé de celui-ci, il se voit affublé de différentes prothèses nommées Devil Breakers aux effets destructeurs variés. Déblocable tout au long de l’aventure auprès de Nicoletta Goldstein, vendeuse d’armes et compétences du jeu, en échange de quelques Démonite rouge prélevés sur les ennemis et récompensant l’exploration. Ajouter à cela son épée Red Queen et son revolver Blue Roses et vous aurez un équipement surboosté ouvrant des possibilités de combo gargantuesque. Il est aussi le personnage le plus accessible du trio de par son statut de personnage « principal ».

 

V

Le nouvel arrivant de cet épisode débarque avec un gameplay totalement inédit. Contrairement à ses coéquipiers, V ne possède pas d’arme ou de capacité de combattant aguerri. Avec une canne comme seul équipement, il semble difficile de combattre les démons… Mais c’est sans compter sur ses démons familiers, l’oiseau Griffon et la panthère Shadow remplacent respectivement le revolver et l’épée. Chacun d’eux possède leurs propres barres de vie, il faudra donc les utiliser avec précaution, sans quoi, on se retrouve à la merci de l’ennemi durant leur temps de récupération.

Mais ce n’est pas tout : V possède un dernier atout le Devil Trigger. Une barre servant historiquement à la métamorphose de nos héros, qui cette fois permettra d’invoquer un golem surpuissant répondant au doux nom de Nightmare. Il viendra apporter une force de frappe considérable durant la durée de la barre. Dernière précision : s’il est à l’abri lors des affrontements, V sera néanmoins obligé de prendre part au combat pour achever ses ennemis car il en est le seul capable, se mettant en danger par la même occasion. Un gameplay atypique qui demandera une attention de tous les instants avant d’être maîtrisé.

 

Dante

L’illustre chasseur de démons est de retour dans une forme diaboliquement efficace ! Il conserve en effet tout ce qui a fait son charme dans les précédents opus. Le système de style hérité de DMC 3 avec quatre variations : Swordmaster, Gunslinger, Trickster et Royal Guard. Lesquelles permettant d’accroître les capacités d’armes de corps à corps, armes à feu, déplacement et contre-attaque.

De plus, Dante retrouve ici l’intégralité de son arsenal avec quelques nouveautés comme par exemple une moto/tronçonneuse du plus bel effet. Le tout inter-changeable à la volée à l’aide d’une pression sur L2 pour les armes à feu et R2 les armes de corps-à-corps multipliant les possibilités de destruction massive à l’infini. Jouissif comme jamais, Dante est clairement le patron de la chasse au démon et le prouve avec la richesse de son gameplay qui sera, à coup sûr, le préféré des vétérans.

 

Divine Comédie

Capcom nous livre ici l’épisode le plus complet et généreux de la saga. Trois personnages jouables aux approches variées, un gameplay en perpétuelle évolution, de manière ingénieuse Hideaki Itsuno et ses équipes ont réussi le tour de force de moderniser sa formule tout en flattant les fans de la première heure avec de nombreux clins d’œil.
Reste les temps de chargement relativement irritant ainsi que des décors peu variés qui viennent quelque peuvent ternir la quasi-perfection du titre. Mais sa mise en scène déjantée, ses personnages charismatiques, son gameplay riche et sa réalisation soignée auront vite fait de vous faire oublier ses petits défauts.


Excellent

Capcom est vraiment en état de grâce. Depuis la sortie de Monster Hunter World, il semble avoir trouvé la recette du succès : capitaliser sur leurs licences phares en trouvant l’équilibre parfait entre l’identité d’un titre et les nouveautés à lui apporter. Devil May Cry 5 en est un parfait exemple.
Retournant aux origines de la série on retrouve tout le charme de sa réalisation et son esthétique tout en n’offrant une richesse et une profondeur de gameplay parfaitement maîtrisé n’ayant pas à rougir face au plus actuelle de ses concurrents. Des atouts qui en font pour moi un indispensable du genre et l’un de mes coups de cœur de ce début d’année.


Points Positifs

  • Une technique irréprochable
  • Trois personnages jouables aux gameplay variés
  • Un gameplay évoluant d’heure en heure
  • Une possibilité de combo illimitée
  • Un difficulté bien dosée et accessible à tous

 

Points négatifs

  • De (trop) nombreux temps de chargement
  • Des décors manquants de diversités

 


Devil May Cry 5 convient aux :

  • Amateurs de beat’em up
  • Aficionados de jeux solo

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