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Dirt Rally 2.0 : Une simulation à la portée de tous?

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Il est loin le temps du premier V-Rally avec ses voitures indestructibles, statiques et avec lesquelles on s’appuyait sur les rambardes pour s’aider dans les virages!

Aujourd’hui le Rallye est à l’honneur avec Dirt Rally 2.0. Proposé par Codemasters et Koch Média, le jeu sera en vente dès le 26 février prochain. Oubliez l’arcade, la simulation prend une place importante ici.

Dirt Rally premier du nom est sorti en 2016 sur PS4, le jeu est assurément orienté simulation. Les joueurs s’affrontaient dans diverses conditions de routes ainsi que météorologiques. Le jeu proposait à sa sortie 17 voitures et 36 étapes réparties sur trois lieux : Monte Carlo, Powys et Argolis. Par la suite, le jeu a étoffé son contenu via des mises à jour et grâce à son partenariat avec le championnat du monde de rallycross FIA.

LE TEMPS DE COMPRENDRE

Un rapide topo se fait entendre lors de la première ouverture du menu principal. Je ne vais pas vous mentir, cela est complètement inutile. Il vous faudra quelques parties afin de comprendre les rouages du jeu. Malheureusement aucun tutoriel n’est présent ni prévu. Ce jeu annonce la couleur d’entrée : le public cible est le passionné de courses automobiles, public dont je ne fais pas parti. Je suis plus orienté arcade que simulation, mais ce jeu m’intrigue et je veux en savoir plus. Alors pourquoi ne pas satisfaire ma culture personnelle en jouant! Il faut avouer que le trailer envoie du lourd.

  • MON ECURIE

Le nerf de la guerre se passe ici. Vous aurez la possibilité de faire une multitude d’épreuves, clasées selon le type de rallye recherché. Il y a « carrière Rallye » (tout terrain), « Carrière Rallycross » (bitume) et plusieurs « défis quotidiens ». Pour ces derniers, vous serez dans l’obligation d’acheter (avec les crédits salement gagnés lors de vos épreuves) des voitures adéquates aux types de terrains.

Dans la partie Garage, comme son nom l’indique, vous retrouverez les différents véhicules en votre possession ainsi que la possibilité d’en acheter d’autres. Chaque véhicule ayant ses propres spécificités, il vous faudra les connaître afin de savoir les points forts et les points faibles de chacune d’elles. Pour les néophytes (comme moi) des sports motorisés, cette partie devient  intéressante au fur et à mesure que vous comprendrez de quoi il s’agit. Il vous est également possible de vendre vos voitures et d’essayer celles que vous avez, d’en changer la couleur, de les réparer et de les améliorer. Bref, choisissez votre destin.

Une écurie n’est rien sans un staff. Le travail d’équipe est maître mot dans ce jeu. Certes, vous aurez le volant, mais sans une équipe digne de confiance et de compétences, vous perdrez de précieuses secondes voire minutes sur chaque course. L’équipe est composée d’un pilote (vous), d’un copilote (qui saura changer les roues plus ou moins rapidement, vous apportera moins de pénalités en cas de sortie de route) et d’ingénieurs (qui auront chacun leurs propres connaissances des moteurs, des réparations.) A l’instar des RPG, chaque équipe de votre staff pourra monter en niveau de connaissances et vous permettra de réparer plus rapidement ou de subir moins de pénalités en fonction de la tâche à effectuer.

  • JEU LIBRE

Le plus gros atout de Dirt Rally 2.0 est sans nul doute les rallyes historiques. Alors les parcours n’ont rien de changé, par contre, il vous sera possible de conduire de splendides bolides de l’époque sur des parcours constitués d’épreuves plus ou moins dures et longues. Le championnat est constitué de plus plusieurs épreuves entre-coupées d’étapes. Effectivement, ça commence à faire beaucoup de sous catégories, un peu comme vos dossiers Windows.

Vous pourrez participer également au FIA World Rallycross Championship (ils auraient pu trouver plus court). Comme je n’y connais rien, Google est devenu mon livre de chevet durant ces quelques jours de test. Wikipédia nous explique très simplement à quoi correspond ce FIA : Le Championnat du monde de rallycross est une compétition de rallycross créée par la Fédération internationale de l’automobile en 2014 avec comme promoteur IMG. Le World RX est actuellement sponsorisé par la boisson énergisante Monster Energy. Le championnat se compose de 8 épreuves, séquencées en 6 étapes principalement sur des pistes d’Europe (Espagne, Portugal, Belgique, Angleterre, Norvège, Suède et France) et une au Canada.

Il sera possible dans un troisième temps de créer un championnat, qu’il soit solo ou en ligne. Le salon créé sera une piste de danse sur laquelle s’affrontera les joueurs du monde entier. Simple mais efficace si vous recherchez du piment ou si vous voulez prouver votre fierté aux autres.

Qui dit jeu de titines, dit contre-la-montre. Dirt Rally 2.0 ne fait pas exception. C’est un mode de jeu que j’apprécie particulièrement car j’aime bien débuter une course en début de jeu et me frotter à nouveau à mon fantôme après quelques heures de jeu. On ne voit pas forcément l’évolution de notre conduite, mais grâce à ce mode, ça prend pleinement son sens. Pas moins de 14 circuits seront jouables dès le départ afin d’aiguiser vos réflexes.

  • BOUTIQUE

Chose que j’exècre par dessus tout c’est le fait de devoir acheter, en plus du jeu initial, des addons et des DLC pour avoir un jeu complet. Dirt Rally 2.0 ne fera pas preuve de tolérance à mon égard, de plus il y a un onglet « annonces » dans lequel vous aurez les dernières infos des éditeurs. En l’occurrence, c’est un message de bienvenue. Histoire de nous brosser dans le sens de la route.

  • OPTIONS ET BONUS

Amis néophytes! Armez vous de patience, sincèrement. Je ne vais pas vous détailler chaque réglage, mais sachez qu’en plus de l’image et du son, vous aurez besoin de tester chaque paramètre afin d’en comprendre son importance. A titre d’exemple vous pouvez changer le contrôle de la stabilité, de la traction, le système anti-blocage des freins, le temps de freinage contrôlé, ce qui permettra sans aucun doute de tester votre degré de curiosité et de self-control.

Un réglage amusant, c’est la possibilité de choisir un copilote brésilien ou japonais qui parlera dans sa langue natale. Je vous préviens, on revient vite au français.

TITILLE MOI LA RÉTINE MAIS AUSSI MON ORGUEIL

Maintenant que les préliminaires sont passés, passons au plat de résistance.

Le jeu est bon, très bon même. À partir du moment que l’on ne le considère pas comme un jeu arcade servant uniquement notre soif de taules froissées.

Avant chaque course, il faudra préparer votre véhicule parmi une foule d’options catégorisées par élément : Alignement, freins, différentiel, transmission, amortisseurs, ressorts. Mais ils ont été gentils, à côté de chaque réglage, vous avez un petit dessin correspondant à l’élément en réglage ainsi qu’un petit texte explicatif pour connaitre les incidences de chaque changement.

Merci Codemasters!

Dès la ligne de départ, il ne faudra pas fauter sinon vous vous prendrez 10 secondes de pénalité avant même d’avoir parcouru le moindre mètre … sévère le juge. Passé le cap du faux départ, j’ai été subjugué par le bruit de ma voiture. Le bruit du moteur change en fonction du positionnement de la caméra. Si vous êtes adepte de la caméra embarquée préférez un casque plutôt que le son de la TV. De plus, les indications vocales de votre copilote vous mettra directement dans le bain. Premiers mètres parcourus, première collision (parmi la centaine que j’ai gentiment fait subir à ma tititne) et là, un superbe choc visuel accompagne ma voiture égratignée (euphémisme bien sûr).

Après avoir passé péniblement ma première étape de l’épreuve, ma voiture n’était vraiment pas fraîche, mais impossible de la réparer car un compte temps est instauré et vous n’avez pas la possibilité de le dépasser. J’ai donc roulé 2 étapes supplémentaires sans avoir le loisir de passer la 3ème. Frustrant mais surtout stressant. Impossible de savoir si ma voiture allait tenir le coup jusqu’à la fin de la course, le moteur s’époumonant à chaque montée… le stress absolu!

Visuellement c’est plus parlant…

On s’aperçoit que la conduite est agréablement simulée. Bien que la sensation de vitesse ne corresponde pas avec ce qui est affiché, un vent de panique apparaît quand la voiture s’emballe dans un descente.  Avec une manette c’est agréable, alors avec un volant ce doit être le summum du plaisir. Cependant, les lois de la physique sont un peu étranges lors des collisions. Comme un peu surjouées. On tape un petit muret, la voiture part dans le ravin avec 142 tonneaux, 4 roues crevées, les portières arrachées et… non j’abuse, je décris un joueur de foot là… mais on n’en est pas loin quand même 😉. Excepté ce petit désagrément, la conduite est souple, on ressent extrêmement bien chaque bosse, chaque dénivelé. Le plus compliqué est bien entendu de gérer sa voiture au mieux.

J’ai mal à ma fierté!

La prise en main de chaque véhicule est unique, et diffère en fonction du terrain et de la météo. La voiture n’aura pas le même comportement sur de la terre mouillée que sur de l’asphalte sec. La conduite se veut résolument technique. Pas le droit à l’erreur, une roue dans l’herbe est la voiture roule en crabe, un bisou à un mur, et la voiture ne roule déjà plus comme au départ. On comprend et on apprend vite que la sécurité est primordiale sur la rapidité. Il faut jongler sur les deux tableaux. Pas évident lors de nos premières heures de jeu, puis vient le moment où le point faible de la voiture devient un élément essentiel de sa conduite. Et là, on prend plaisir. Ce petit plaisir qui nous empêche d’arrêter le jeu, ce petit plaisir qui dicte cette pensée : « encore »! On apprend de nos erreurs.

Le co-pilote sera vital durant vos courses, mais il faudra appréhender son vocabulaire :

Gi : prononcé « Gauchi » signifie virage à gauche insignifiant. Il est parfois remplacé par un GAF (Gauche à fond), soit pied au plancher

Referme : ou « ferme », indique que l’angle du virage diminue

Ouvre : à l’inverse de Referme, l’angle augmente

50 mètres : annonce la distance entre deux virages

Long : indication assez subjective qui indique qu’il faut s’attendre à tenir la trajectoire un peu plus longtemps que la moyenne

Court : virage bref

G 60, 90, 120 etc. : décrit la mesure de l’angle du virage. Exemple G120, G60, sous-entendu un virage à gauche avec un angle de 120°, 60° etc.

Rentre tôt : cette indication de trajectoire fait suite à une contrainte, en général le virage suivant. Elle indique qu’il est nécessaire de s’éloigner de la trajectoire idéale en entrant volontairement un peu plus tôt à l’intérieur du virage.

Sort corde : en sortie de virage, la voiture doit se situer complètement à l’intérieur du virage.

G80/D90 : prononcé G80 « sur » D90, cette note prévient de l’enchaînement de deux virages très rapprochés. Le copilote indique donc directement la trajectoire à suivre pour les deux virages afin de gagner du temps.

A vue : cette note a été pensée pour alléger un peu le système d’écriture. Elle permet de n’accorder de l’importance qu’aux virages complexes. Elle informe le pilote que le terrain est dégagé et qu’il peut rouler à vue sans danger.

GN : prononcé « Goudron Noir « , il s’agit là d’un danger, surtout sous la pluie. Le GN désigne les coulées de bitume qui ont lieu par forte chaleur puis se solidifient à la surface de la chaussée. Les plaques ainsi formées deviennent très lisses et peuvent provoquer un décrochage du véhicule. En général, la note GN est également suivie de sa localisation sur la route. Ex: Goudron Noir en sortie (de virage).

Bosse-saute : indication la plus fun, elle est suivie du moment où les spectateurs sortent en général leurs appareils photos.

Vous pouvez remercier Mennen pour ce petit lexique, car toute votre conduite sera dirigée par ces petits mots. Il est possible de lui demander de donner ses indications plus tôt ou plus tard et personnellement, je me suis surpris, à plusieurs reprises, à conduire de manière automatique en faisant confiance à ce que j’entendais. Rudement efficace.

La conduite c’est bien, mais visuellement ça donne quoi? Et bien, rien d’énormissime, c’est propre (et oui, même pour un rallye). Je n’ai pas eu l’impression qu’un gros travail ait été fait sur les graphismes. Les nuages sont magnifiques, mais les plaines sont terriblement vides et ennuyantes, les rochers des montagnes sont tous pareils, les villages sont tristes, les ponts sont … des ponts et ainsi de suite. La modélisation des voitures est tout de même jolie mais les dégâts subis ne sont pas dingues dingues dingues. A contrario, les détails sont assez fluctuants, autant l’effet de la pluie est beau, le soleil dans les yeux n’est absolument pas agréable (ce qui signifie que cet effet est bien fait), la poussière de la voiture, tout est beau. Mais à côté, les flaques qui stagnent sur la route ne giclent pas au passage de la voiture, les plantes sur le bord de la route ne sont que très peu impactées également. Les figurants sur le bord des routes, statiques à prendre une multitude de photos, les juges de fin de course, ils sont tous laids et dignes de personnages que l’on croisait sur PS3. C’est dommage, car j’apporte beaucoup d’importance aux graphismes. Sachant que ce n’est pas un monde ouvert, les étapes sont peut-être longues, mais un effort supplémentaire sur les graphismes aurait été bienvenu histoire d’éviter une routine et une redondance visuelle. Les paysages sont fades et placides.

Dans le jeu, les dégâts ne sont pas impressionnants.

Voilà la première course terminée! Et maintenant, que se passe-t-il? Il faut tout simplement aller à l’étape suivante, mais non sans mal. Votre voiture a eu les affronts dignes d’un disque A. Elle roule encore, mais le moteur peine à fonctionner, le refroidissement ne se fait plus, vous avez 2 roues crevées, votre échappement a disparu, et la carrosserie est inexistante… Vous n’avez hélas que quelques minutes octroyées afin de la retaper, mais toutes les réparations à faire prennent facilement une heure. Vous devrez choisir la panne la plus critique à réparer afin de terminer les autres étapes de l’épreuve. A moins que vous ne succombiez à l’option « réparations automatiques » qui vous fera le choix de réparer automatiquement (logique me direz-vous) les pannes les plus néfastes au bon fonctionnement de votre véhicule. Pour les premières parties, je ne peux que vous conseiller cette option. Ensuite, ce sera une question de choix de votre part : fierté ou couardise? N’ayez crainte, personne ne le saura.

A la fin de chaque épreuve, selon votre classement au championnat, vous gagnerez des crédits qui vous permettront d’acheter un nouveau véhicule, de le customiser, ou tout simplement de le réparer. Plus vous gagnez, plus vous touchez d’argent, plus vous pourrez dépenser sans compter. A vous les joies de la route tout terrain.

ADDICTIF MAIS IMPARFAIT

Un très bon jeu pour tous ceux qui aiment les simulations de jeux de courses mais surtout n’étant pas regardant niveau graphismes, bien qu’il ne soit pas hideux non plus. La prise en main complexe du jeu et des véhicules pourra rebuter les gamers plutôt dirigés arcade, mais si on se donne les moyens, le jeu devient vite addictif et permet de piloter agréablement une bonne cinquantaine de véhicules (toutes époques confondues). Un réel effort a été fait sur les réglages des voitures donnant cette sensation de contrôle total sur votre véhicule et votre façon de conduire. Une bonne simulation qui saura en amuser plus d’un. Le port d’un casque audio couplé à un volant pourrait parfaire cette simulation.


EXCELLENT 

(Pour les fans de simulation)

Il remplit toutes les conditions nécessaires pour passer un vrai moment de plaisir, mais manque de ce petit “plus” pour être un véritable jeu d’exception.


Ce jeu convient :

Aux adeptes de simulation automobile prioritairement, comme Dirt Rally, Dakar, Project Cars 2.


TOP

Sensation de conduite très agréable

Le nombre de véhicules

La variété des pistes et de la météo (incidences)

Les explications de chaque modification d’élément

Possibilité de simplifier le gameplay

FLOP

Graphismes mis en second plan

Complexe à prendre en main – absence de tutoriel

Les dégâts sur les voitures

 

 

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