Senran Kagura Burst Re:Newal – Un retour aux sources casanier

Le club des cinq des shinobis courtes vétues est de retour pour vous en mettre plein la vue avec de grands combats et de petites tenues

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Informations
  • Plateforme : PS4 (testé sur Slim) et PC (Windows)
  • Développeur : Tamsoft
  • Éditeur : Marvelous Games / XSeed Games
  • Genre : Action et Suggestion
  • Sortie : 18/22 janvier 2019
  • Textes : Français et Anglais
  • Voix : Japonais
  • Poids : 12,3 Go
  • Version : 1.00

Senran Kagura Burst Re:Newal est un jeu d’action (mais pas que) dont le principe est de vous faire découvrir un groupe de jeune femmes : Asuka, Katsuragi, Ikaruga et leurs copines, aux formes très avantageuses, adeptes de sports de combat et qui se sentent l’âme de Ninjas (Shinobi). Elles ne sont pas seules et abandonnées dans la rue, elles se rendent à l’école… mais pas celle des sorciers… quoi que. Nos jeunes amies disposent d’un mentor : leur professeur Kiriya. Enfin bon par école je voulais plutôt dire une université, où certains enseignements n’ont rien à voir avec ce qu’il y paraît officiellement.

Une licence nouvelle ?

Si vous ne connaissez pas Senran Kagura, il faut que vous sachiez que nous n’en sommes pas à la première itération de cette licence puisque « quelques » titres ont vu le jour sur consoles (pour ne citer que les jeux vidéos), notamment sur PS Vita, PS4, 3DS mais aussi PC et Switch. La plupart des titres étant sortis au japon mais une bonne poignée également en Europe ou aux Etats-unis.

Enfin il est à noter que malgré que Senran Kagura soit une série que l’on a souvent rencontrée sur consoles portables, Burst Re:Newal ne paraîtra pas sur PS Vita comme c’était encore l’accoutumée il y a quelques temps avec « Estival Versus », « Shinovi versus » ou « Bon appétit » par exemple. Les affaires semblent pliées de ce côté.

J’peux pas j’ai cours.

Quand on lance le jeu on se rend de suite compte de l’influence massive de la culture japonaise. Oublions 5 minutes les jeux jap qui ont tenté de se plier aux codes de l’ouest et apprécions le dépaysement. L’ambiance est posée, ne serait-ce que par le choix des voix japonaises caractéristiques du genre ou le style musical. A la base je ne suis pas adepte de tout cela… mais qui sait cela pourrait changer !

Une histoire de bustes rondouillets

Comme évoqué en introduction vous incarnerez une des 5 filles, héroïnes de la série Senran Kagura, et même d’autres personnages par la suite. Comme d’habitude dans les histoires de jeux d’actions, il y a des gentils et des vilains… et je vous le donne en mille : par défaut vous êtes du côté des gentils ! Ouf ! Il sera néanmoins possible d’exploiter le scénario du point de vue des forces obscures.

Tout le scénario va tourner autour de la fameuse école Hanzo et des combats que se livrent les forces du mal et nos héroïnes secrètement shinobis, défenderesses de la justice, et surtout, approuvées par le gouvernement.

En effet on apprend que les shinobis ont souvent été – et sont encore – utilisés à tord pour commettre des méfaits (payés comme mercenaires par des politiciens ou sociétés privées) et qu’il va falloir rétablir la balance grâce aux bons shinobis.

L’académie Hanzo est donc le terrain propice à la formation des forces du bien. Parmi un bon milliers d’étudiantes, seules quelques unes ont la « chance » de pouvoir être enseignées dans le plus grand des secrets. Au nez et à la barbe de tous.

L’introduction vidéo du jeu avec ses graphismes « anime », sa musique dynamique et ses scènes rapides met de suite dans l’ambiance. On découvre nos shinobis en pleine action… contre les forces du mal… et de la gravité.

Quoi de bon au menu ?

Premier choix : « Nouvelle partie » ou « charger/continuer ». Une fois les formalités de création d’une nouvelle sauvegarde effectuées (on se passerait bien de l’interface lourde de sauvegarde par défaut de la PS4) nous sommes face à un menu des plus complet ! Que de belles couleurs et formes je vois là !

Le menu principal nommé « Salle Ninja » comporte de nombreux éléments :

Un menu accompagné de votre « carte de Shinobi » avec informations vitales : XP, attaque, défense, PV, argent..

Missions : Pour commencer ou continuer l’aventure.

Dressing : afin d’habiller dignement nos héroïnes, leur adjoindre des costumes, tenues, accessoires…

Salle de données : Où sont compilées toutes les données que vous avez pu ramasser et acheter dans la boutique : photos, vidéos, musiques…

Boutique : Acheter des accessoires et autres petites choses sympathiques pour vos personnages. (achat in-game ou via le store au choix)

Choisir une école : qui s’apparente au choix d’un niveau de difficulté et des variations scénaristiques : débutant, jouer du côté des méchants… Il y a 3 écoles sélectionnables.

Sauvegarde : Sauvegarder manuellement

Réglages : Paramétrer le jeu à votre goût, comme par exemple afficher ou non le déchirement de tenues… je devine un sacré programme par la suite.

Pour les plus prudes (pourquoi acheter ce jeu ?) il est possible de désactiver les tenues déchirées

Le mode « missions » (ou histoire) va se composer de chapitres, divisés en… missions. Vous vous verrez affecter automatiquement le bon personnage pour chaque mission mais aurez par la suite le choix de les recommencer avec un autre perso.

Souvent cela démarre par une petite réunion des filles dans la salle ninja de leur établissement. Elles y passent leur vie.

Un parchemin entre les seins ? Rien de plus normal…

« Oh il faut aller acheter à manger, oh j’ai perdu mon parchemin, oh ceci, oh cela » tout est prétexte une fois dehors, pour se retrouver face à des vilain(e)s dans des arènes de combat.

Les phases de combats et arènes :

Les phase de combats prennent place dans des sortes d’arènes virtuelles qui sont une portion restreinte d’un endroit public. Souvent des toits ou des terrasses immenses ou encore des galeries marchandes et autres parcs pour enfants. Ces arènes sont placées à l’intérieur d’une barrière de camouflage, afin d’effectuer des combats sans déranger le fonctionnement normal de la vie aux alentours et surtout rester discret… car ne l’oublions pas les shinobis ne sont pas censés exister. Enfin, de la vie il n’y en a pas beaucoup aux alentours, l’ambiance « c’est dimanche tout le monde chez-soi » est mortelle.

La prise en main lors des combats est facilitée par une première mission qui fait office de didacticiel et vous apprend les rudiments du combat.

La vue en TPS et le style de combats font penser davantage à du hack’n’slash qu’à un jeu de baston façon street fighter. Normal ici ce n’est pas un, mais plusieurs ennemis qu’il faut combattre à la fois.

Une formation adversaire et une variété de costumes digne d’un FIFA…

Les commandes sont simples :

Croix pour sauter, Carré pour attaquer, Triangle pour effectuer une attaque plus puissante, plusieurs fois Carré pour effectuer des enchaînements… puis cela se corse… si vous émettez une bulle de plasma verte à force de frapper, appuyez sur rond puis Carré pour déclencher un mega combo. R1 pour parer les coups, et R2 pour « verrouiller » une cible.

Enfin le mode burst permet de passer en mode « je rigole vraiment pas » dès que la jauge burst est pleine avec le bouton L2. A vous les attaques ultra-puissantes et la quasi invincibilité.

Le mode burst, sorte de jauge nitro du jeu de combat.

Autre point fort, la transformation Shinobi – qui existe depuis les premiers opus de la série –.

Une courte séquence vous présente en petite tenue (enfin même à poil !) dans les airs, en train de revêtir de manière très magique votre costume de shinobi. C’est très suggestif et pas vraiment désagréable. Sûrement un des moments préféré des fans du genre, qui n’y verront que des étoiles… et des halos de lumière.

Haro sur le Halo

Fait étrange, lors des combats, les ennemis perdent leurs habits à force d’en prendre plein la tête… ça va plus loin que les simples déchirures sur le jean dans d’autres jeux occidentaux, normal n’oubliez pas, nous sommes ici au Japon.

Des vêtements à la solidité discutable

Non mais je veux pas faire mon rabat joie mais comment la physique élémentaire permet-elle à un soutien gorge de pousser des seins d’une demoiselle autant en l’air ? Il y a un système d’hélium ou de contreforts à l’intérieur ? Ah ben non suis-je bête… il n’y a PAS de soutien-gorge !

D’ailleurs, c’est étrange ce sentiment que tous ces combats ne sont que prétextes pour montrer de belles courbes féminines, car la plupart de vos ennemis sont aussi des demoiselles, et pas une seule ne semble souffrir de complexes concernant sa poitrine, ni des effets dévastateurs de la gravité, comme par hasard !

Un positionnement des boutons pas du tout calculé…

Après avoir affronté plusieurs vagues ennemies, la fin du combat se solde par la notation de vos prestations. Ce qui donne lieu aussi à une augmentation de votre jauge d’expérience, la remise d’une belle somme d’argent et le déblocage de compétences.

Un petit A pour la route, petit récapitulatif des aptitudes et des éléments clés du combat

Au début de l’aventure on vous fait bien comprendre – autant vos amis que vos ennemis – que malgré les bonnes notes, vous n’êtes qu’une « noob », lente et que l’on vous fait beaucoup de cadeaux. Votre rêve est de vous entraîner pour devenir une super Shinobi, tout comme l’était papy Hanzo, le shinobi légendaire, donc tout va bien, ça ne peut que s’améliorer.

Des graphismes « léchés »

Les détails et la modélisation des personnages sont très précis, les niveaux et décors sont, somme toute assez simplistes mais cohérents avec l’univers. On remarquera ça et là quelques textures pas belles ou des objets aux formes très basiques. Autant vous dire que la PS4 ne doit avoir aucun mal à faire tourner tout cela.

Un nombre de polygones tellement bas qu’une PS2 pourrait faire tourner le jeu sans difficulté

La vitesse de rafraîchissement est très bonne : on doit coller aux 60fps. Je n’ai pour ma part pas constaté de lag ou de glitchs.

Même si dans le feu de l’action on ne s’y retrouve parfois plus, le jeu reste très fluide

Les ennemis sont variés par leurs tenues, il y a même des Big Mama très moches à corriger. Les combats peuvent mettre en scène de nombreux ennemis ou simplement un duel contre une mauvaise Shinobi ou même un membre de votre équipe, histoire de comparer qui a les plus grosses… aptitudes.

Dans l’ensemble on retiendra donc que le plus gros de l’effort s’est porté sur l’aspect visuel des combattantes, leurs animations et la grande variété de tenues qu’elles peuvent enfiler… un peu moins sur le reste.

La musique adoucit les meurtres

Les bandes sonores sont très bonnes lors des phases de combat. C’est très jap, très entraînant et dynamique… par contre les phases calmes et les menus me hérissent le poil.

La musique d’ambiance des menus me fait me demander si je ne me suis pas trompé en lançant le jeu… Est-ce là une musique de jeu de sudoku ou bien ai-je les oreilles qui partent autant en vrille que mes rétines ?

Les effets sonores sont très répétitifs lors des attaques, comme dans beaucoup de jeux de combat hélas.

Les voix japonaises lors des phases « scénarisées » sont un gros plus de mon point de vue. Ne serait ce que pour la fidélité à l’univers Senran Kagura et les aspects de la culture jap représentés dans ce titre.

La machine à DLC et collectors :

Deux éditions sont proposées : l’édition standard et l’édition Rivals. Elle différeront surtout par les DLC inclus ou non, une habitude prise sur toutes les grosse licences. Des DLC bonus seront aussi disponibles pour ceux ayant effectué une pré-réservation.

Enfin une édition physique collector sera disponible (directement sur le site de Marvelous Europe).

Le jeu, les soundtracks, un artbook, une boite, des porte-clés et du contenu téléchargeable exclusif

Conclusion : un jeu de niche(ons ?)

Burst renewal, le remix/remaster/2.0 de « Burst » sur 3DS est pour moi un bon jeu, sans plus, c’est clairement un titre qui ravira les fans de la série et du genre. Sa réalisation est soignée, les filles sont très bien modélisées et mises à leur avantage.

Le scénario est classique. On regrettera surtout les lourdeurs scénaristiques qui pousseront les plus patients à passer certaines séquences de mise en contexte – un peu « nunuches » – pour privilégier l’action. (Certes, je ne suis pas un fan invétéré du genre alors veuillez accepter mes excuses si certains aspects me parlent beaucoup moins qu’à vous ou que mon avis vous offense).

L’aspect « dénudé » et aguicheur est aussi un élément clé de ce titre, comme ce sous-titre l’évoque, un (bon) jeu de niche.

Enfin sur le plan technique les séquences de combats sont très dynamiques et donnent parfois du fil à retordre, de quoi s’entraîner encore et toujours plus pour essayer d’enchaîner les combos parfaits et décrocher les trophées un par un. Selon la difficulté choisie, le challenge est là et les rencontres variées. On regrettera juste la répétition – et la multiplication comme des petits pains – d’ennemis qui se ressemblent tous et sont là uniquement pour alimenter le farm de combos. Les arènes de combats sont un peu simplistes et les interactions avec le décors quasi inexistantes, dommage.

6.8
Awesome
  • Note Globale 6.8

Le style Senran Kagura est bien rendu, quelques détails moyens, on sent le jeu optimisé pour console portable à la base. Les musiques de combats sont bonnes, je déteste celles de phases calmes et menus (goût perso), les voix japonaises sont un plus : il n’y a aucun intérêt d’avoir des voix VF de mon point de vue.

Facile à prendre en main, quelques combats sont nécessaires avant de tout gérer par coeur, de bonnes variations selon le personnage. L’histoire est là et bien racontée, le scénario un peu « rapide » sur certains aspects contient beaucoup de prétextes au combat ou au dénudement…

Les chapitres se bouclent assez rapidement, de nombreux trophées sont présents pour pimenter le tout, le choix de difficulté, les variations scénaristiques, la personnalisation et l’habillage des filles apportent un plus indéniable ! 40 €, le prix d’un jeu de console portable (évidement plus joli sur PS4)

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Dylan Henriq
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Dylan Henriq

Un nouveau arrive ?

Be Playstation
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Be Playstation

Dylan Henriq il semblerait bien!