Test de Terminator Résistance sur PS4

Skynet, t'es foutu, la résistance est dans la rue

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Nous n’avions pas revu Terminator sur nos consoles depuis Terminator Renaissance sur PS3, un opus quelque peu mitigé… Que vaut cette nouvelle mouture? Teyon et Reef Entertainment (Rambo : The Video Game) nous proposent un nouvel épisode se déroulant une trentaine d’années après les évènements de Terminator 2 : Le Jugement Dernier. Je prends mon fusil à plasma et c’est parti pour casser du T-800…

 

 

A l’assaut de Skynet

Terminator Résistance nous propose d’incarner Jacob Rivers, un soldat de la Résistance. Suite à l’éradication de notre unité, un mystérieux étranger nous contacte par radio pour nous aider à fuir la ligne d’annihilation, composée d’innombrables machines, notamment de meurtriers T-800. On tombera alors sur Jennifer, une pillarde, qui nous présentera à un groupe de survivants. Enfin, on devra rejoindre ce qu’il reste de la Résistance pour tenter de détruire Skynet une bonne fois pour toutes dans un scénario inspiré de la trilogie de James Cameron.

 

 

Où est le Nuka Cola?

Nous avons ici affaire à un FPS avec quelques éléments de RPG, qui rappellent fortement un Fallout. En effet, le fait de remplir des quêtes, principales ou secondaires donnera des points d’expérience et donc permettra une montée en niveau. A chaque niveau, 1 point de compétence est débloqué et à utiliser dans une des 3 catégorie : combat, science et survie.

Le choix d’attribution des points a son importance. En effet, il ne sera pas possible d’utiliser certaines armes ou de pirater certains terminaux par exemple, sans les compétences adéquates débloquées.

On a aussi le choix des réponses dans les dialogues avec les PNJ. Ces choix moraux affecteront nos relations avec eux et auront une réelle influence sur la fin du jeu. Le choix des réponses et le fait d’accomplir leur quêtes sera déterminant sur la confiance qu’ils nous accorderont.

 

Toujours dans l’esprit Fallout, on trouvera un peu partout des ressources dont on pourra se servir sur les établis pour crafter des munitions ou des objets de soin. N’ayez donc pas peur de ramasser tout ce que vous trouvez. Le crochetage de serrures vous rappellera aussi des souvenirs!

 

Les armes à plasma de Skynet pourront être améliorées grâce à des puces récupérées sur les machines abattues. On pourra ainsi augmenter les dégâts, la taille du chargeur, la stabilité… en formant un circuit avec ces puces.

 

Dans nombre de situations, nous aurons le choix pour avancer entre l’infiltration et la confrontation directe. Bien sûr, dans un cas comme dans l’autre, il faudra avoir les bons équipements et déverrouiller les bonnes compétences.
Par contre là où Terminator se différencie de Fallout, c’est qu’on évolue pas en monde ouvert. En effet, les déplacements se font sur des maps fermées. Les pérégrinations, il faut le dire, sont quand même relativement ennuyantes. Au début lorsque l’on fouille à la recherche de ressources, on est sur le qui-vive, s’attendant à ce qu’un robot débarque mais en fait non. Et même lorsque l’on se fait repérer par une machine, il suffit de courir un peu plus loin pour s’en sortir sans bobo.

 

Les graphismes ont voyagé dans le temps

Ce qui frappe d’entrée de jeu c’est un T-800 déjà, mais aussi et surtout les graphismes. J’ai vraiment eu l’impression d’avoir un jeu PS3 à l’écran. Ayant été vraiment hypé par le trailer au moment de l’annonce, j’avoue avoir été assez déçu à ce niveau là. Cela dit, les personnages, eux, bien que relativement clichés, sont plutôt bien modélisés, notamment les visages.
J’ai eu pas mal envie de poser la manette durant les 2 ou 3 premières heures de jeu car il ne s’y passe vraiment pas grand chose… Ce n’est qu’après que l’on commence à se friter contre des T-800 et je dois dire que ce moment se fait attendre!

 

 

Les décors sont pas mal redondants, on a l’impression que les devs ont fait pas mal de copié collé.
Mais là où le soft tire son épingle du jeu, c’est son ambiance fidèle aux films. On y retrouve le thème musical et les effets sonores, avec un son plus clair que dans les années 80, forcément. Le fait que l’on retrouve John Connor et que soient cités des évènements des deux premiers films aident à l’immersion également.
Autrement le jeu, réalisé sous Unreal Engine 4, s’avère fluide, si ce n’est lors de passages où ça bouge un peu trop, comme lors des bombardements. On a alors quelques baisses de framerate bien visibles.

 

Conclusionator

Terminator Résistance est le genre de jeu qui pêche par sa réalisation mais qui est sauvé par son ambiance. Sans la licence Terminator, il n’aurait pas été hyper intéressant, mais à l’instar de son prédécesseur sur PS3, on prend plaisir à rejoindre la résistance contre Skynet et à allumer du T-800 ou autres drones et araignées mécaniques, c’est vraiment ce qui sauve la mise. Bien sûr, il faut aimer un minimum les films. D’autant qu’en 10-12 heures, le jeu est plié. Il y a de bonnes idées mais on a trop souvent l’impression d’avoir des morceaux d’autres jeux, et pas exploités à fond en plus. A titre personnel j’ai bien aimé le jeu malgré son lot de défauts. Par contre, le prix de 60€ pour un jeu si court et à la réalisation si basique ne me semble pas justifié.


badges conseille

Terminator Resistance est un jeu à conseiller principalement aux fans de la licence, ou encore à ceux qui ont envie d’un petit FPS pas trop long et pas trop dur. De bonnes idées mais pas assez exploitées et une réalisation assez dépassée pourront rebuter les joueurs plus exigeants.


Les plus

  • L’ambiance de la licence
  • Les inspirations RPG
  • Les choix moraux qui ont de réelles conséquences

Les moins

  • Réalisation d’une autre époque
  • Court
  • Quelques ralentissements quand ça pète trop

Terminator : Resistance pour PS4
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