Test de Trails of Cold Steel II : Le J-RPG à l’ancienne

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Trails of Cold Steel II revient sur PlayStation 4 avec ce remaster tout de 4K et 60 fps vêtu. La classe VII est de retour et le voyage s’annonce grandiose. Let’s go!

ALERTE SPOILER: Ce jeu étant la suite direct du premier Trails of Cold Steel, je vais donc devoir révéler quelques bribes de ce dernier dans la partie “Un peu d’histoire, pour commencer”, cependant je ne révélerais que très peu d’éléments de l’intrigue de Trails of Cold Steel II. Si vous voulez rester vierge de tout spoil du premier opus, allez directement à la deuxième partie du test.

 

Un peu d’histoire, pour commencer

 

The Legend of Heroes est une vieille série de JRPG japonais développée par Nihon Falcom, ses origines remontent à 1989 avec “Dragon Slayer: The Legend of Heroes”. S’en suivront de nombreux jeux, jusqu’à la sous-série “Trails” (no Kiseki au Japon) dont Trails of Cold Steel fait partie, aux côtés de Trails in the Sky ainsi que Zero no Kiseki et Ao no Kiseki, ces deux derniers n’étant pas sortis en occident.

Pour ce qui est des trois “Arcs” que sont Trails in The Sky (premier arc, en 3 jeux), Zero no Kiseki/Ao no Kiseki (deuxième arc, en 2 jeux) puis enfin Trails of Cold Steel (3ème arc, en 4 jeux), il reste simple de s’y retrouver. Le monde du jeu se nomme Zemuria et compte différents pays, dont le Royaume de Liberl où prennent place les jeux Trails in the Sky, l’État de Crossbell où se déroule la duologie Zero/Ao no Kiseki, ainsi que l’Empire d’Erebonia, le pays où a lieu la quadrilogie Trails of Cold Steel.

Ce test traitera du 2ème épisode de Trails of Cold Steel, le 3ème épisode est prévu pour le mois de septembre en France, avec pour la première fois, un sous-titrage en français, ce qui confirme l’intérêt que porte désormais Nihon Falcom à l’occident et promet par la même occasion une sortie du 4 qui viendra clôturer ce troisième arc.

Dernière chose avant d’entrer dans le vif du sujet: les différents arcs de la série des Trails/Kiseki sont bien liés scénaristiquement mais cependant restent relativement éloignés et il n’est donc en rien indispensable de jouer aux arcs précédents avant de se mettre à la série des Trails of Cold Steel. Chaque arc est une série en soi et se suffit, absolument tout est compréhensible. Pour aller même plus loin, il vous est tout à fait possible de commencer directement par ce Trails Cold Steel II car les développeurs ont eu l’excellente idée d’ajouter un menu nommé “Background”, qui reprend toute l’histoire du premier Trails of Cold Steel, chapitre par chapitre, via de nombreuses vidéos, ainsi qu’une biographie complète de chaque personnage important du jeu. Ce menu étant très exhaustif, vous pourrez partir sereinement à l’aventure sans peur de vous trouver face à une incompréhension quelconque.

 

En avant pour l’aventure !

 

Les événements de Trails of Cold Steel II reprennent directement après la fin du premier. Rean a dû s’échapper avec Valimar, laissant ses camarades seuls pour affronter Crow et autres belligérants pendant l’attaque de la Military Academy de Thors, à Trista. Rean se réveille donc dans des montagnes, avec Valimar et Céline, il se rend vite compte que presque un mois a passé depuis les événements à Trista. Bien entendu, il veut savoir ce qu’il est advenu de ses amis et de la guerre. L’Imperial Liberation Front (antagonistes principaux du premier Cold Steel) ont il fait main basse sur toutes les villes d’Erebonia?

Sans surprise le jeu reprend la formule de l’épisode précédent: une histoire mêlant guerre, bataille, coup d’état, avec une ambiance adolescente, ces étudiants qui cherchent à se comprendre, découvrent le monde avec ce qu’il a de plus beau à offrir mais également de plus terrible. La romance est aussi au rendez-vous, pour ce qui au final nous donne un mélange de Game of Thrones, Gundam et Love Hina.

Les événements de ce second volet se concentrent donc sur deux choses, dans un premier temps essayer de retrouver vos camarades pour reformer l’équipe. Puis partir en guerre contre ce fichu Imperial Liberation Front et autres vilains.

Le scénario de Trails of Cold Steel II est, tout comme le premier, vraiment bon. L’histoire est intéressante, les événements s’enchaînent à vitesse grand V, bien plus que dans le premier jeu, ce qui est vraiment plaisant, le rythme étant excellent. Les relations entre les personnages sont toujours aussi poussées et c’est un réel plaisir de retrouver Alisa, Millium, Gaius, Emma, Fie, etc, pour de nouvelles aventures.

Cependant allergiques à la lecture et/ou anglophobes, s’abstenir. La richesse de l’histoire du monde de Trails of Cold Steel et de ses personnages a un prix: une quantité pharaonique de dialogues, en anglais qui plus est. C’est donc passionnant, mais il faut avoir envie de se consacrer à ce jeu, c’est un réel investissement en temps et il faut que le joueur en ait conscience avant de s’y plonger. Nous sommes en train de parler d’un jeu qui dispose de dialogues d’une quantité 5 à 6 fois supérieure à un Final Fantasy, par exemple.

Malgré tout le jeu en vaut la chandelle. L’histoire de Cold Steel II, si elle n’échappe pas à de nombreux clichés parfois agaçants, est tout bonnement excellente. Profonde, pleine de péripéties en tout genre, portant des réflexions parfois pertinentes (parfois non) sur la guerre, c’est un régal.

 

Un J-RPG très riche et ultra complet

 

Pour ce qui est du gameplay, Trails of Cold Steel II fait dans la classique. Un système de combat au tour par tour (ressemblant à celui de Grandia et Final Fantasy X) qui fera grand plaisir aux nombreux fans de ce style qui disparaît petit à petit des J-RPG modernes pour laisser place à du temps réel.

Tout comme dans le premier, les Quartz sont de la partie, ce genre de perles de couleurs, assez semblables aux matérias de Final Fantasy VII, qui renferment des pouvoirs divers et variés. Magies élémentaires (Feu, Foudre, Ténèbres, Lumière, etc) classiques, buff ou débuff (augmentations de votre force, vitesse et pour les ennemis ralentissement, impossibilité d’utiliser la magie, etc) les possibilités sont quasi infinies, ces Quartz sont donc à nouveau le cœur du gameplay des combats de Cold Steel II. Notez que dans cette suite il est possible de monter le niveau des Quartz, une nouveauté bien venue.

Le système de “Combat Link” est toujours présent également. Il permettra de débloquer des skills particuliers avec le personnage avec lequel vous êtes lié. Par exemple si Rean est lié à Alisa, si cette dernière a peu de HP Rean la défendra contre les attaques ennemis, inversement si Rean a ses HP qui sont faibles, Alisa le soignera. Le niveau de “Link” augmentera via un système de “Bonding” (attachement), qui tout comme dans Persona, par exemple, montera en niveau via des événements que vous choisirez de passer avec tel personnage plutôt qu’un autre, ceci renforçant l’attachement que vous avez avec ce personnage et donc le niveau de “Link”, débloquant ainsi de nouvelles capacités.

Le jeu est partagé donc entre des phases de combats (4 modes de difficulté sont disponibles), des phases de donjon relativement courtes, d’exploration un peu plus longues (surtout si vous faites les nombreuses quêtes annexes optionnelles et activités optionnelles) et surtout des phases de dialogues qui sont, j’insiste encore, réellement très longues. Le tout est accompagné d’une bande sonore assez bonne mais qui pèche par son manque de variété. Le jeu reste très long, avec 80 bonnes grosses heures pour en voir le bout une première fois, même sans tout faire. Si vous comptez le finir à 100% alors là il faudra compter sur le New Game + (qui permet de garder la plupart de vos stats et items), obligatoire pour obtenir certains objets cachés, et là on parle de facilement 150 heures de jeu minimum.

Pour ce qui est des nouveautés de gameplay dans ce deuxième volet, on notera un sympathique mini-jeu de snowboard. Un système “d’Overdrive” également, qui consiste en une sorte de limite surpuissante que vous effectuerez avec le personnage qui est lié à vous en combat.

Pour finir, il y a les ajouts propres à cette version remastered. Par rapport à la version VITA et PS3, vous gagnerez tout d’abord des graphismes bien plus lisses, en 4K, et un framerate à 60 images par seconde, ce qui, mine de rien ajoute en confort de jeu. Il y a aussi la possibilité d’utiliser le “Turbo Mode”, un mode qui double la vitesse des déplacements (mais aussi en dialogues, sympa dans des phases de dialogues ou des personnages marchent à 2km/h) et quadruple la vitesse des combats (sur le “trash mob”, ça fait plaisir). La possibilité de choisir le doublage en anglais ou japonais est également offerte. Enfin, plus de 5000 lignes de dialogues en plus ont été doublées par rapport aux anciennes versions. Ces ajouts ne sont certes pas révolutionnaires et ne valent pas de racheter le jeu si vous l’avez déjà, ils restent malgré tout très appréciables et bienvenus.

 

badges excellent

 

Trails of Cold Steel II reste tout comme son prédécesseur une vraie réussite. S’il ne brille pas par sa technique (nous parlons du portage d’un jeu PS3/VITA, par un développeur ayant relativement peu de moyens), il se ratrappe avec un système de combat classique mais efficace, des quêtes et activités à foison, des personnages attachants et un scénario aux ramifications surprenantes. Attention toutefois aux allergiques à la lecture, en anglais qui plus est, qui pourraient ne pas apprécier la quantité pharaonique de textes compris dans ce jeu.

 

Les plus

  • Une histoire passionnante.
  • Des personnages attachants.
  • Un système de combat très complet.
  • Des doublages anglais et japonais convaincants.
  • Une excellente durée de vie et rejouabilité.

Les moins

  • C’est très bavard.
  • Les musiques en plus de ne pas être exceptionnelles sont redondantes.
  • Tout en anglais.

Trails of Cold Steel II convient aux joueurs:

  • Qui aiment lire
  • Pour qui l’anglais n’est pas un souci
  • Qui aiment l’univers des RPG Japonais
  • Qui aiment les jeux trèèès longs
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