Test de Utawarerumono Zan sur PS4, quand Haku et sa bande s’essaient au Musou !

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Après 2 itérations sur PS4 à mi chemin entre visual novel et rpg tactique, la licence Utawarerumono revient dans cet épisode baptisé Zan. Toujours développé par Tamsoft, voyons ce que cet épisode a dans les tripes.


This. Is. The. Remix

Après que Kuon ait sauvé la vie d’un jeune homme amnésique, elle décide de devenir sa gardienne jusqu’à ce qu’il retrouve la mémoire. Elle lui donnera le nom de Haku. C’est alors que commencera une longue aventure faite de voyages, de rencontres allant de bandits de grands chemin à la cour impériale… Vous vous dîtes « ça me rappelle quelque chose…. » ? Normal ! Il ne s’agit pas d’un nouveau scénario mais d’une reprise de celui du premier opus sorti sur PS4 : Utawarerumono Mask of Deception. Par contre c’est du résumé, Tamsoft à taillé dans le gras pour le coup.

Et ça réduit mécaniquement la durée de vie du soft, on y reviendra un peu plus loin dans ce test. Malheureusement, si l’on n’a pas joué à Mask of Deception, l’histoire semble décousue, on sent qu’il manque quelque chose. On passe d’un chapitre à l’autre et on a parfois le sentiment d’avoir loupé quelque chose. En dehors de ça, cette aventure dans un Japon féodal teinté de Fantasy est vraiment plaisante.

De la bagarre

Les habitués de la série la connaissent pour son histoire riche et ses combats tactiques. Zan offre un changement sur ces 2 points : les dialogues ont été amplement raccourcis et les combats se jouent maintenant en beat’em all façon musou.

Avant chaque combat, on choisit les membres du groupe que l’on veut sur le terrain (4 maximum) et on a accès à différents choix comme les habits des personnages ou encore les parchemins à utiliser.

 

Les écrans de chargement donnent parfois des conseils tactiques

Ensuite en mission, on a des objectifs classiques du genre : battre X ennemis de tel type, détruire X items, battre tel boss… Le jeu ne propose pas de choix de difficulté et les ennemis ont souvent tendance à attendre gentiment qu’on vienne les occire à coup de matraquage de la touche carré (allez un triangle de temps en temps histoire de…). Seul le boss final peut opposer de la résistance et encore, en montant de niveau c’est largement accessible. La licence a toujours fait de la narration son plus grand intérêt mais que peut-on en penser quand celle-ci est tronquée et que les combats ne sont guère passionnants ?

Néanmoins, on peut reconnaître que la partie Musou du soft est bien pensée et agréable à prendre en main. Chaque personnage dispose d’une attaque spéciale, à sortir avec la touche rond. On passe d’un personnage à l’autre très rapidement en pressant la touche directionnelle qui lui correspond. Enfin, on peut lancer des raids et envoyer ses compagnons effecteur leur attaque spéciale en pressant L1 + rond, crois ou carré. Idéal pour bien entamer la barre de vie d’un boss un peu récalcitrant (même si il y en a peu).

Une fois que le personnage à suffisamment monté en niveaux, il est possible de lancer une super attaque dévastatrice. Attention toutefois à l’utiliser au moment opportun car on ne peut l’utiliser qu’une fois par combat, quand bien même on aurait raté sa cible.

 

Sons et lumière

Un des points positifs du jeu est son style graphique. J’ai beaucoup apprécié les effets, style cell shading, que produisent les armes lors des attaques, cela ajoute du mouvement à ces combats, déjà bien dynamiques ceci dit.

Le style manga et la bande son font mouche également et nous plonge dans une ambiance nippone des plus plaisantes. Les décors sont variés : montagne, forêt, château, laboratoire…

On sent lors des phases de combats que l’attention a été portée sur la modélisation des personnages, qui est superbe. Pour ce qui est des décors par contre, les textures ne sont pas toujours jolies et font parfois un peu brouillon…

Une durée de vie prolongée?

Il faut savoir que le jeu compte moins de 20 chapitres et que certains ne proposent que des dialogues (disponibles uniquement en Anglais), pas le moindre combat. Si l’on ajoute à ça le manque de difficulté des combats, on peut arriver à la fin du jeu en une dizaine, voire douzaine d’heures à peine. On est donc bien loin de la cinquantaine d’heures minimum des précédents opus.

 

A vos souhaits !

 

Dans le but de prolonger cette durée de vie, 2 modes de jeux ont été ajoutés : un pour rejouer les chapitres déjà terminés (on peut ainsi les refaire avec d’autres combinaisons d’équipes) et un mode missions libres. Ce dernier n’est pas ce qu’il y a de plus intéressant mais il permet de faire un peu de farming d’XP pour augmenter le niveau de ses personnages.

On notera aussi la présence d’un mode coop, une bonne idée pour se défouler avec ses amis puisque jouable jusqu’à 4 joueurs en simultané.

 

Conclusion Zan

Utawarerumono Zan est le genre de jeu qu’on a envie d’aimer car c’est une belle licence, avec une bonne ambiance manga et des personnages charismatiques, etc… Mais cet épisode laisse comme un goût d’inachevé et c’est plutôt dommage je trouve. On le finit trop rapidement et les phases de dialogues sont trop rabotées pour qu’on arrive vraiment à accrocher.

Tout en restant sympathique, je me demande s’il peut conquérir le cœur des aficionados de la série, habitués à une partie visual novel plus approfondie et à des combats tactiques, comme celui d’un nouveau public qui risque de se sentir un peu perdu. Pour résumer plus simplement mon sentiment à propos de ce jeu : j’aime bien, ce n’est pas excellent mais agréable à jouer et les graphismes sont très beaux.


badges conseille

Utawarerumono est un jeu sympa, relativement court qui malheureusement manque un peu de contenu et semble inachevé sur certains points.


Ce jeu conviendra aux amateurs de :

  • Utawarerumono
  • Dynasty Warriors

Les plus

  • Très beau graphiquement
  • Ambiance manga prenante
  • Partie Musou réussie

Les moins

  • Trop court
  • Trop peu difficile
  • Histoire tronquée

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