[TEST] Dead Or School, katana, zombies, mecha et filles, bienvenue au Japon

Dead Or School, titre du studio japonais Nanafushi composé de 3 personnes au lancement, est un jeu passé par la case crowdfunding sur la plateforme Indiegogo.com en octobre 2016. Prévu sur steam pour Mars 2017, il sortit en early acces le 13 Juillet 2018. 4 ans après le début de son développement, il arrive sur la console de Sony ce 13 mars 2020.

Gurren High School Of The Lagan Dead

Suite à une invasion de zombies mutants menant à une guerre, l’humanité s’est réfugié sous terre, plus précisément dans le réseau de métro pour le Japon. 78 ans plus tard, Hisako, « sous-terrienne » de 3ème génération, se lance dans une quête pour regagner la surface, et réouvrir une école, synonyme de lieu de rassemblement entre jeunes, et de « délicieux » repas de cantine.

D’une qualité graphique très pauvre, digne d’un titre de fin de génération de la PlayStation première du nom, la progression est entrecoupé de cut-scene en motion comics dont la qualité des dessins, très propres, contraste avec les phases in-game. Il est plus qu’évident que le titre joue sur la carte du Ecchi*, mais rassurez-vous, ces séquences ne tombent jamais dans le Hentai.
(*Ecchi est un mot japonais signifiant indécent, lubrique ou bien encore pervers, utilisé en europe pour définir un genre de manga à connotation sexuelle )

De cette faiblesse graphique en résulte l’avantage que le titre reste fluide en toutes circonstances, et ceux même si le nombre d’ennemies, leurs tailles ou leurs attaques peuvent vous envoyer une tonne d’information visuelle à l’écran. En revanche certains moments où l’action peut vite devenir confus au risque de se perdre dans l’action.

Castlevania May Cry

L’humanité s’étant terré dans le métro, notre aventure se passera dans les différentes stations du réseau japonais. Chaque station aura ainsi sa propre carte à la construction très « Métroidvaniesque » simplifié, avec ses embranchements, phases de plateforme et énigmes. Au cours de vos pérégrinations, des barrières vous bloqueront dans une zone, transformant votre expérience en beat’em all side scroll.

Vous pourrez alterner entre 3 armes, une au corps à corps (épée, hache, marteau…), une arme à feu (fusil d’assaut, à pompe…) et un lanceur d’explosif (roquettes, grenades…), et un dash d’esquive. Mention spéciale pour le titre qui vous propose plusieurs options de contrôles, dont notamment en dual stick ou une visée devant le personnage à la Megaman. Le tout étant extrêmement réactif (surement dû à la faiblesse graphique), Hisako est un réel plaisir à jouer, et vous enchainerez assez facilement les différents affrontements, non sans un certain challenge, car si vous manquez de vigilance, vous pourrez vite vous retrouver submergé par l’ennemi.

Affrontement contre le premier boss

Enfin le jeu repose sur une progression RPG classique mais efficace, avec accumulation d’XP, prise de niveau, dépense de points de compétences répartis sur 3 branches, liées chacune aux différents styles d’armes utilisables. Votre expérience de jeu sera complétée par le loot (un peu trop) massif, avec un large choix d’armes, upgradable en puissance comme en compétence, et chaque type d’arme pourra être agrémenté de module pour booster les caractéristiques d’Hisako et ajouté des compétences supplémentaires, vous permettant d’optimiser votre style de jeu.

VERDICT
Conclusion
De prime abord peu engageant avec ses graphismes datés et son esthétique orienté Ecchi, nous sommes là face à un titre dont l’histoire, très cliché pour quiconque est amateur de manga, se suit, mais surtout très efficace de par son gameplay nerveux et fluide, exigeant sans être trop punitif.
Note des lecteurs0 Note
0
✅ Points forts
Un gameplay efficace
Un titre fluide
Une histoire agréable à suivre
Le coté RPG optimisant l’expérience
❌ Points faibles
Graphiquement pauvre
L’aspect Ecchi
6.5
/10
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