[TEST] Desperados III, l’infiltration à la sauce Western

Après 2 épisodes sortis sur PC, Desperados s’ouvre enfin au monde des consoles. Ce troisième opus est développé par Mimimi, à qui l’on doit l’excellent Shadow tactics : Blades of the Shogun. En route pour l’Ouest américain !

Cooper, chasseurs de prime de père en fils

L’histoire débute alors que le joueur incarne un John Cooper enfant, accompagnant son père sur les traces d’un bandit de grand chemin dont la tête est mise à prix. Cette initiation à l’infiltration par Cooper senior nous servira de tutoriel pour apprendre les bases à maîtriser.

On retrouvera ensuite John Cooper sur les traces d’un certain Franck, une dangereuse crapule associée à la compagnie de chemin de fer DeVitt. Cette société est prête à tout pour mener son business à bien et terrorise la population de Flagstone avec ses équipes de gros bras.
Heureusement John pourra compter sur son vieil ami Hector Mendoza la brute, mais aussi sur le docteur McCoy, la belle Kate O’Hara ou encore la sorcière vaudou Isabelle Moreau…

L’infiltration, c’est mon dada

Pour la première apparition de la licence sur consoles, Mimimi nous livre un préquel aux autres opus. Ainsi ceux qui ne connaissent pas la licence ne se sentiront pas perdus et pourront se lancer dans l’aventure sans avoir l’impression d’être largués.
Desperados III est donc un jeu d’infiltration tactique en temps réel. Le terme infiltration est important car ce n’est vraiment pas le type de jeu où l’on peut foncer comme un bourrin et tuer tout le monde.

En effet, sitôt repéré, l’alerte est donnée et tous les gardes déboulent pour nous faire la peau, et ayant un nombre très limité de munitions ainsi qu’un système de cooldown pour effectuer des actions, vous comprendrez aisément qu’il en va de notre survie de poser le jeu et d’avancer tranquillement sans se faire repérer.

Un des points les plus appréciables et les plus pratiques du soft est son système de sauvegarde rapide. D’une simple pression sur le pavé tactile, la partie est enregistrée. On peut donc sauver sa partie avant de lancer une action, et si on se loupe (et ça arrive souvent ^^), on peut charger rapidement le moment d’avant.

On a ainsi accès aux 3 dernières sauvegardes rapides depuis le menu pause. On peut déplacer ses personnages un par un ou tous en même temps, se cacher dans les buissons ou dans les zones non éclairées de nuit. Ensuite, on élimine un à un les ennemis qui se trouvent entre nous et l’objectif de la mission en essayant de ne pas se faire repérer.

Pour ça, on peut les leurrer, les appâter, les aveugler, etc… puis, pour ne pas que les autres s’aperçoivent de notre forfait, on peut cacher les corps. Ces mécaniques d’infiltration ne sont pas sans me rappeler un certain… Hitman! xD

Le système de planification (appelé mode affrontement) s’avérera fort utile également et offrira des possibilités d’actions extrêmement efficaces. En mettant l’environnement en pause, on peut par exemple planifier et lancer 2 exécutions simultanées pour rester dans la furtivité.

On peut aussi afficher le champs de vision des ennemis ou bien mettre en surbrillance les éléments du décor derrière lesquels on peut se cacher par exemple.
En fin de niveau, un écran nous affichera tous nos déplacements et toutes nos actions, on aura aussi droit à toutes les statistiques et aux objectifs bonus.

Total Western

Le Western n’est pas le genre le plus représenté dans le jeu vidéo, et la référence du genre, j’ai nommé Red Dead Redemption, place la barre très haut en terme de réalisation. Ici, rien de comparable avec le titre de Rockstar, bien entendu, si ce n’est cette ambiance Far West habilement retranscrite. On passe du train qui parcourt les montagnes aux villes construites en bois dans le désert, du ranch familial au bayou, etc…Tous ces environnements sont superbement modélisés et colorés. La caméra nous permet tant de zoomer ou de s’éloigner que de tourner à 360 degrés.

La bande son colle parfaitement au thème, certaines notes me rappellent parfois le premier Red Dead Redemption. Le seul bémol, à mon sens, est l’accélération de la musique et l’orientation électro de celle-ci lorsque l’on est découvert et que les ennemis sont à nos trousses. Je l’ai trouvée inappropriée, mais ça reste vraiment un détail. Ca et le doublage qui manque un peu de conviction. Dommage car l’histoire tient bien la route et réserve même quelques surprises.

Quand on amène sur consoles un soft telle que celui-ci, plutôt prévu pour être joué au clavier et à la souris sur PC, le point souvent “casse gueule”, c’est l’ergonomie. Il faut en effet transférer toutes les fonctions dans une manette et l’exercice n’est pas aisée. En tout cas, pour Desperados III, c’est une franche réussite. Certes, cela demande un temps d’adaptation, mais les nombreux tutoriels des premières missions sont suffisamment clairs et bien amenés, et au final, on est rapidement à l’aise. Le plaisir de jouer est immédiat, on sent qu’on a au bout de la manette quelque chose qui pourrait devenir une référence du genre sur consoles.

Le jeu dispose pour ne rien gâcher d’une excellente rejouabilité, car outre les 16 missions et les 4 niveaux de difficulté, il y a tous les objectifs bonus à accomplir, mais également les défis du Baron : refaire certains niveaux avec des objectifs autres, mais aussi avec des handicaps comme certaines actions à ne pas utiliser, etc…
Enfin j’ajouterai que le jeu est doublé en anglais mais intégralement sous-titré en français, ce qui est fort appréciable, même si on aurait bien entendu aimer avoir une doublage français.

La conclusion, hombre

Je ne peux que vous recommander de jouer à Desperados III. On essaie différentes combinaisons d’action pour passer sans se faire repérer, on planifie des attaques, on recommence plusieurs fois jusqu’à avoir trouvé LA stratégie parfaite… sauf qu’on a pas fait gaffe au sniper perché sur le château d’eau et il n’y a plus qu’à tout recommencer! Le système de jeu est tout bonnement génial et il est servi par une belle réalisation. J’espère que ce titre ouvrira les portes des consoles au genre et deviendra un classique en obtenant tout le succès qu’il mérite.

VERDICT
Conclusion
Tout simplement excellent, Desperados III est un soft d’une belle réalisation et doté d’une rejouabilité colossale. L’ergonomie est adaptée au jeu à la manette et son ambiance Western nous fait voyager à la belle époque des films de Sergio Leone. Un classique en puissance!
Note des lecteurs0 Note
0
✅ Points forts
Le gameplay
Scénario à rebondissements
Rejouabilité
Ergonomie
❌ Points faibles
Doublage peu convaincant
8.5
/10
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