[Test] Dirt 5, redécouvrez le plaisir de jouer dans la boue!

Développé et édité par Codemasters, voici venue la cinquième itération de Dirt. Le soft est sorti depuis le 6 novembre dernier sur PS4 et fera partie du catalogue de lancement de la PS5 dès le 19 novembre prochain.

On n’est jamais sali que par la boue

Pour vous donner le contexte dans lequel ce test a été réalisé : les jeux de bagnoles ne sont pas à proprement parler mon genre de prédilection, je n’ai donc pas forcément les mêmes exigences ou attentes qu’un passionné du style, mais en septembre 2009, je m’étais acheté day one Dirt 2. A l’époque, la licence était encore affiliée à feu Colin McRae. J’ai passé un nombre d’heures incalculable dessus et il est resté jusqu’à ce jour, mon jeu de voiture préféré. En voyant les trailers de Dirt 5, cela m’a rappelé cette ambiance exceptionnelle faite de vitesse, de boue et de couleurs flashies, mais surtout de plaisir de conduite. Me voici donc, 11 ans plus tard, à drifter aux 4 coins du monde dans ce nouvel opus. Test réalisé sur PS4 Pro.

 

Rally (Kriss) Kross

Le jeu fait donc la part belle au Rally Cross, discipline où l’on court directement avec ses adversaires, au contraire des spéciales de rally standard où le classement se détermine au chrono. On pourra jouer 8 différents types d’épreuves :

  • Ultra cross
  • Rally raid
  • Land rush
  • Stampede
  • Ice Breaker
  • Sprint
  • Path finder
  • Gymkhana

Tout cela autant dans des circuits fermés que dans des tracés dans 10 localisations à travers le monde :

  • Brésil
  • Chine
  • Grèce
  • Italie
  • Maroc
  • Norvège
  • Népal
  • Afrique du Sud
  • Arizona
  • New York

Plusieurs mode de jeu sont proposés :

Carrière

Rookie dans le monde du rally cross, nous sommes pris en charge par un vétéran de la profession, un certain Alex Janiček surnommé AJ (doublé par Troy Baker aka Joel de The Last of Us dans la version originale). AJ est lui même en rivalité avec Bruno Durand (doublé quant à lui par Nolan North aka Nathan Drake en VO). L’histoire est mise en scène par des podcasts que l’on entend tourner en fond lorsque l’on est dans les menus du mode carrière. Viendra un jour où l’affrontement entre les 2 hommes verra Durand s’imposer comme vainqueur, et il nous appartiendra donc, en tant qu’apprenti d’AJ, de laver son honneur en battant son rival.

Le mode est divisé en 5 chapitres, durant lesquelles on pourra choisir les épreuves (130 au total) que l’on veut pour progresser. Chaque course permet ainsi de remporter des tampons (3 lorsque l’on arrive 1er, 2 si 2e et 1 si 3e ou plus), et il faut obtenir un nombre défini de ces tampons pour accéder aux épreuves du chapitre suivant.

On débute sans le sou, obligé de conduire les voitures fournies pour chaque catégorie, mais on pourra rapidement étoffer son garage en achetant des modèles plus performants. Pour gagner des « Dirt Dollars », il faut bien sûr remporter des courses, mais aussi se trouver un bon sponsor et remplir ses conditions bonus pour débloquer des primes. Les sponsors se battront pour vous avoir si vous augmenter votre réputation. Pour ce faire, il faut remplir les objectifs de chaque course qui changent à chaque fois, par exemple : rester en première position pendant 100 secondes, faire 15 drifts, faire 10 « échanges de peinture », etc…

Arcade

Ici on a tout simplement accès à toutes les courses, avec le choix à chaque fois du pays, du tracé, de la discipline, nombre de tours, difficulté, etc…

On peut jouer avec toutes les voitures débloquées en mode carrière, voire en acheter de nouvelles. Quel plaisir dans ce jeu de pouvoir conduire ces bonnes vieilles caisses de notre jeunesse à nous les vieux trentenaires/quarantenaires : Peugeot 205 et 306, Ford Escort… mais surtout Subaru Impreza ! Celle-là même rendue si célèbre par Colin McRae !

Playground

C’est le mode bac à sable du soft. Ici on peut créer des terrains de jeu, les mettre en ligne ou tester ceux des autres joueurs. 3 modes sont possibles à réaliser : 

  • Gate crasher : course de checkpoints
  • Gymkhana : le but est de faire des points en réalisant des drifts, donuts, etc… dans un temps donné
  • Smash Attack : ici il faudra détruire des objets disposés sur le terrain de jeu pour faire un maximum de points également.

Il y a un large panel de structures que l’on peut positionner à volonté, j’ai hâte de voir la créativité des autres joueurs, il y aura sûrement des parcours intéressants.

Modèle toutes options

Le gameplay du soft est résolument orienté arcade. Ainsi, à contrario d’une simulation type WRC, pas de réparations quand on casse la voiture ou de réglages poussés comme la hauteur des suspensions etc… De la casse il y en a, on finit toujours la course avec au moins des rayures ou de la tôle froissée. J’ai même vu des capots ou des portes de coffre arrière voler! Par contre, on peut percuter un arbre à 150 km/h et reprendre sa route comme si de rien n’était !

Les nombreuses options permettent de personnaliser son expérience en activant ou désactivant les aides à l’accélération ou au freinage, l’antipatinage, etc… La difficulté sélectionnée rendra les pilotes adverses plus ou moins agressifs et téméraires, notamment dans les virages. D’ailleurs il ne faut pas hésiter à les pousser dans le décor ou à se servir d’eux dans les épingles, car eux, ne se priveront pas!

Pedal to the métal

Dirt 5 bénéficie d’une réalisation soignée, les graphismes sont superbes, et le seront encore plus dans la version PS5, offerte pour l’achat du jeu sur PS4. Les voitures sont extrêmement bien modélisées, les textures dans leur globalité sont vraiment agréables. Les dégâts occasionnés ne sont pas toujours proportionnels aux chocs subis mais, comme évoqué plus haut, le jeu est vraiment orienté arcade et le plaisir de conduire prime sur le réalisme. J’ajouterai que les effets climatiques sont particulièrement réussis et la météo dynamique du jeu fera qu’on commencera parfois la course sous le soleil avant que ne survienne une tempête de sable ou que la nuit ne tombe avec un blizzard par dessus!

La bande son du soft est énergique et, associée avec les couleurs flashies des menus donnent une bonne ambiance sport extrêmes. Les doublages français manquent de conviction mais c’est un défaut sur lequel on passe, c’est un jeu de voitures, pas un RPG!

Les effets sonores sont vraiment bons aussi, on entend bien quand on glisse sur la neige fondue, quand on roule dans une grosse flaque ou encore quand on accélère et que les cailloux viennent taper dans les pares-boues. Les bruits de moteurs et d’échappements sont très réalistes également.

Enfin, le jeu dispose d’un mode photo accessible à tout moment via le menu pause, avec pas mal d’options sympa pour réaliser beaux clichés.

Conclusion
J'ai pu retrouver en bonne partie avec Dirt 5 le plaisir que j'avais à l'époque de Dirt 2. Étant personnellement moins fan des simulations auto avec beaucoup de paramètres à gérer, je me suis littéralement éclaté avec ce jeu grâce au grand nombre d'épreuves et d'engins différents. Jouable à 4 en local ou en réseau, Dirt 5 est idéal pour se tirer la bourre avec des potes en ligne pour le moment, puis à la maison quand le confinement sera terminé 😉
Note des lecteurs0 Note
0
✅ Points forts
Plaisir de conduite
Météo dynamique
Effets sonores
❌ Points faibles
Doublages français assez moyens
Des dégâts qui auraient pu être plus réalistes
8.5
/10
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