[Test] Disaster Report 4 : Summer Memories

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Suite de la série de jeux SOS The Last Escape parue initialement sur PS2, le titre du studio Granzella est sorti ce 7 avril 2020, soit presque 10 ans après son annonce initiale. Prévu à l’origine pour la PS3, que vaut le titre aujourd’hui sur PlayStation 4 ?

Disaster Story

Annoncé au Tokyo Game Show de 2010, le jeu développé initialement par le studio Irem devait sortir en 2011. Victime de tsunami et séismes ayant eu lieu au Japon cette année-là, il sera reporté puis annulé. Le concepteur de la licence, Kazuma Kujo, et d’autres développeurs quitteront le studio pour créer Granzella. Ayant récupéré la franchise, ce Disaster Report 4 sort enfin en 2018 sur le territoire nippon, et 2 ans après, arrivant enfin sur le vieux continent.

La licence Disaster Report est un cas à part de la sphère vidéoludique. Vous mettant dans la peau d’un survivant en plein tremblement de terre au pays du soleil levant. Loin des canons actuels des jeux de survies, exit les armes, exit les affrontements, place à l’humain.

Technically Report

Le développement ayant débuté au début des années 2010, il donne l’impression, dès les premières minutes, de venir tout droit de cette époque. Modèles 3D de personnages daté, des animations d’un autre temps, graphiquement le jeu fait le strict minimum, et seules les textures appliquées aux décors sauvent de la noyade.

Le jeu reste agréable à regarder, tant qu’on ne prête pas attention aux PNJs, et qu’on ne bouge pas trop. Disaster Report est un titre extrêmement mal optimisé. Il n’est pourtant pas fou graphiquement, mais vous aurez constamment du clipping, des affichages de texture tardif, des chutes de framerate faramineuses, surtout dans les zones les plus ouvertes et peuplées.

Les mécaniques de gameplay viennent aussi d’un autre temps, mais ce n’est pas qu’une mauvaise chose. A l’ère des jeux qui nous assistent dans la moindre de nos actions, nous sommes ici dans une expérience où seul votre détermination vous permettra de progresser.

Vous pourrez passer plusieurs minutes à fouiller la zone de fond en comble, parler à chaque PNJ, et d’un coup trouver la solution, ce qui aura un effet des plus gratifiants. Malgré tout, le jeu se veut extrêmement scripté, et il vous sera impossible de faire une action tant qu’une autre action requise ne soit réalisée, vous n’aurez aucune liberté.

Subtle Memories

Disaster Report 4 : Summer Memories n’est pas un jeu de survie à proprement parler, mais plus un titre « tranche de vie ». À l’instar d’un Shenmue, vous passerez le plus clair de votre temps à discuter avec des PNJs, les écouter parler de leur vie, leur histoire, résoudre leur problème. Vous vivrez une vraie plongée en pleine culture japonaise, son culte du Salary Man, des clivages de quartier et des dramas d’étudiantes.

Vous aurez (très) souvent des choix à faire dans les réponses lors de vos différentes discussions, en fonction de vos choix vous gagnerez des points de moralité, d’immoralité ou rien. Malheureusement, cette mécanique n’aura strictement aucune influence sur le déroulé de l’histoire, il s’agira plus de roleplay, ou bien d’évaluer votre propre moral dans les différentes situations rencontrées.

Le contexte du tremblement de terre ne se fera pas oublié pour autant, vous offrant des lieux dévastés, et le cloisonnement des zones se feront souvent sous vous yeux à coup de buildings ou infrastructures s’écroulant littéralement sur vous si vous n’y prenez pas garde.

Summer Fantasy

Production japonaise oblige, bien que le contexte soit des plus dramatiques, Disaster Report 4 n’en oublie pas ce sel fantaisiste typique qui vous permettra de faire de votre expérience quelque chose d’atypique et originale, aussi bien dans la personnalisation de votre avatar que dans les multiples fins proposées complètement WTF
Florilège :

Conclusion
Véritable OVNI dans le monde vidéoludique, aussi bien pour son sujet que son game design, malgré des tares techniques et des mécaniques de jeu restées bloquées en 2011, le titre reste plaisant à parcourir et vous proposera une vraie aventure à l’ancienne, à la rencontre d’une culture,
badges conseille
Les Plus
Une aventure atypique
Des personnages secondaires touchants
Les effondrements en direct
Les fins WTF
Les Moins
Techniquement en retard
Mécaniques de gameplay datées
Des chutes de framerate
Pas de VF

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