[TEST] Dragon Ball Z Kakarot, l’histoire du Saiyan qui a grandi sur Terre

24 ans après l’arrêt de diffusion de la série animée, on ne compte plus le nombre de produits dérivés, et notamment de jeux vidéo Dragon Ball Z. Cette fois, c’est sous la forme d’un RPG orienté action que Bandai Namco remet le couvert et promet aux fans une expérience pleine de nostalgie…

Revivre le manga culte

Avec ce titre, Bandai Namco revient aux sources en proposant de revivre l’aventure complète Dragon Ball Z, c’est à dire depuis l’arrivée de Raditz sur terre jusqu’au combat final contre Boo. En se basant sur l’histoire originale, on ne peut pas se tromper. Car dans les jeux Dragon Ball, le scénario, ce n’est pas toujours ça… Entre ceux très tirés par les cheveux des Xenoverse et celui complètement inintéressant de Fighterz, ce retour à l’histoire originale n’est pas pour nous déplaire ! L’inconvénient pour quelqu’un qui connaît l’oeuvre par coeur comme c’est mon cas, c’est qu’il n’y aura aucune surprise…

Jusqu’à maintenant, on disait que Dragon Ball Fighterz était le jeu le plus fidèle au manga, notamment pour les dramatic finish. Aujourd’hui, Dragon Ball Kakarot a placé la barre au dessus. Les cinématiques et certaines animations pendant les combats ont vraiment su ravir mon petit coeur (vous l’avez ?) de fan tant l’oeuvre de base a été respectée.

A un détail près néanmoins : la censure. Nous sommes en 2020 et le curseur de ce qui est considéré comme acceptable de voir ou non a été déplacé plusieurs fois en 24 ans. Et l’éditeur a sans doute voulu rendre son jeu le plus grand public possible, certaines scènes ont donc été légèrement modifiées comme par exemple Gohan qui atterrit sur Vegeta avec un pantalon après s’être transformé en Ozaru ou encore les massacres sur la planète Namek etc…

Un Saiyan qui a grandi sur Terre

Comme écrit plus haut, le soft est un RPG orienté action. On évolue sur une carte divisée en zones plus ou moins vastes. Il ne s’agit donc pas d’un open world, pour passer d’une zone à l’autre, il faudra passer par le menu de la carte du monde. On peut se déplacer en marchant, en courant, en volant et même en nageant. On pourra récupérer des items mais aussi et surtout des orbes de différentes couleurs qui serviront à débloquer des compétences, nous y reviendrons.


Des ennemis se promènent également, repérés par une flèche indiquant à quelle distance ils se trouvent. Si l’on entre en contact avec eux, un combat se déclenche.
On trouvera également des items, des ingrédients, des activités diverses telles que la pêche ou l’entraînement, les quêtes annexes, les dragon balls…
Vous l’aurez compris, les différentes zones ne manquent pas d’activité et les régions que l’on a connues dans le manga sont vraiment bien représentées.
On y rencontrera pour notre plus grand plaisir pas mal de personnages datant même de Dragon Ball (pas Z).

Over 9000

Qui dit RPG dit évolution des personnages. Alors dans DBZ on ne fera pas évoluer les armes et armures mais directement nos héros :

  • Le menu personnage nous donnera accès à l’arbre de compétences, on pourra en débloquer de nouvelles contre les fameuses orbes récoltées en exploration. On pourra également offrir des cadeaux au personnage pour augmenter ses statistiques.
  • Le mode entraînement permettra également de débloquer des conséquences. Il est accessible dans les différentes zones du mode exploration et sous certaines conditions, par exemple d’avoir d’autres compétences déjà achetées etc…

Kaméhaméhaaaaaaaaa

Dragon Ball étant un manga très centré sur les combats, vous vous doutez bien qu’il en va de même pour un jeu basé dessus. Ici les combats ressemblent aux Xenoverse, dans le sens où l’on combat dans une zone en 3 dimensions, aussi bien au sol que dans les airs. Cependant, dans Kakarot, les affrontements sont bien plus dynamiques. Les téléportations donnent parfois l’impression d’être vraiment dans un épisode de l’anime. Les commandes sont simples mais efficaces.

RPG oblige, chaque combat remporté fait gagner de l’expérience et donc des niveaux à nos personnages. Et au fur et à mesure que l’on avance dans le scénario, on debloque également de nouvelles techniques et transformations.
Pour ma part, mais ce n’est qu’un avis personnel, quitte à faire un RPG, j’aurais aimé un système de combat au tour par tour classique avec des choix telles que la défense, charger le ki, attaque spéciale etc…

Livraison express

Passons aux quêtes annexes. Il faut dire ce qu’il en est, elles consistent quasiment tout le temps à récupérer des objets ou à battre un groupe d’ennemis. Rien de très passionnant. D’autant que l’expérience rapportée n’est pas exceptionnelle et ne permet pas de faire beaucoup progresser son personnage. Le point positif est surtout de revoir des personnages iconiques de la série tels que Pilaf ou Nam par exemple.

Ensuite, mais ça c’est valable pour beaucoup de RPG, ces quêtes annexes peuvent être effectuées dans un moment où on se trouve dans une urgence du scénario, exemple : Krilin et Gohan doivent retrouver Dende pour savoir comment activer les Dragon Valls, mais ah tiens, le cuistot de Freezer a besoin d’ingrédients pour son smoothie, on va lui filer un coup de main vite fait. Ça casse un peu le rythme et ça manque de cohérence mais encore une fois, c’est un défaut commun à pas mal de RPG.
Si l’on ne veut pas s’embêter a faire ces quêtes dans l’immédiat, Bandai a préparé une mise à jour incluant la Time Machine de Trunks, disponible après avoir fini le jeu, afin de retourner dans les précédents arcs et pouvoir faire ces quêtes annexes.

Une réalisation digne du manga

En effet, visuellement déjà, c’est beau et coloré. Les personnages en cell shading ont une apparence très proche de celle du manga, bien qu’en 3 dimensions. On bénéficie en plus de l’OST de l’anime, ce qui n’est pas sans procurer quelques frissons de nostalgie. Les effets sonores lors des attaques ou quand on charge son ki etc sont également ceux que l’on a l’habitude d’entendre, tous comme les voix originales. Tout a été fait pour une immersion totale dans ce qui reste à ce jour un des meilleurs mangas/animes jamais réalisé.

Dragon Conclusion Z

Dragon Ball Z Kakarot nous permet enfin de revivre l’intégralité du manga éponyme dans un jeu vidéo, et qui plus est, avec une fidélité quasi totale, si l’on exclut la censure. C’est actuellement LA référence pour les fans de l’oeuvre d’Akira Toriyama. Tout y a été fait pour nous ramener à cette époque bénie où nos seuls soucis étaient ce qu’on allait manger au goûter et d’être à l’heure pour regarder Dragon Ball Z  avec le Club Dorothée. J’ai été plusieurs fois parcouru de frissons avec une grosse chair de poule lors de scènes cultes comme quand Piccolo se sacrifie pour protéger Gohan contre Nappa ou encore la première fois où Goku se transforme en Super Saiyan sur Namek…

Bien sûr, le jeu n’est pas exempt de défauts (quel jeu l’est?) mais le soft s’adresse en premier lieu aux fans de la licence, qui je pense, sauront passer outre et apprécier cette aventure exceptionnelle dont la popularité n’a fait qu’augmenter depuis plus de 30 ans…

VERDICT
Conclusion

Je vais partir du principe que l’adaptation d’un manga/anime est destinée avant tout à ses fans, voire à ceux qui l’apprécient un minimum et décerner à Dragon Ball Z Kakarot le badge Indispensable. En effet, c’est à ce jour l’itération vidéoludique la plus fidèle et la plus aboutie de cette merveilleuse licence.

Il ne me viendrait pas à l’idée de jouer à une adaptation dont je n’apprécie pas l’oeuvre de base, mais si un curieux où une personne qui ne connaît pas encore cet univers décidait néanmoins d’essayer, il trouverai un jeu qui raconte une histoire complète, ponctuée par des combats dynamiques et magnifiquement réalisés.

Note des lecteurs0 Note
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✅ Points forts
La fidélité à l’oeuvre de base
Les combats
Bande son et doublages originaux
❌ Points faibles
Les scènes censurées
Les quêtes annexes qui auraient pu être plus intéressantes
9.5
/10
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