[TEST] Windbound: Vent nouveau ou courant d’air?

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Les développeurs australiens de Satellite Reign (nominé dans plusieurs catégories en 2015, mais pas récompensé) nous emmènent cette fois dans un univers très différent.

En effet, vous allez débarquer en pleine mer, balloté par les flots, jusqu’à ce qu’une ammonite géante vous sépare de vos compagnons de galère. Et vous voilà face à un portail… À vous de la franchir.

Vous vous réveillerez alors sur une plage d’une île déserte, seule, armée de vos bottes et votre couteau.

C’est au pied du mur qu’on voit mieux le mur

Le titre est particulièrement avare en indication de quête. C’est bien simple, il n’y en a pas. À vous de comprendre ce que vous fichez là. Le tuto vous donnera les indications de base afin que vous puissiez survire.

Vous trouverez ainsi différents matériaux qui vous permettront de construire ce dont vous aurez besoin, à commencer par une barque tout ce qu’il y a de plus simple.

Celle-ci vous permettra de rejoindre une première tour, où vous pourrez actionner un étrange mécanisme. Et votre aventure partira de là.

L’histoire du jeu sera sibylline, narrée seulement à des moments bien spécifiques, mais libre à vous de l’interpréter. Elle se décomposera en plusieurs chapitres, qui vous mèneront chacun dans un archipel spécifique.

Particularité du titre, ces archipels et les îles qui les composent seront générés procéduralement, ainsi, vous ne saurez jamais à l’avance sur quoi vous allez tomber.

Un petit tour et recommence

La boucle de jeu est cependant relativement limitée, puisqu’il s’agira toujours de faire la même chose: atteindre des tours pour débloquer le passage au prochain chapitre.

Et pour cela, il ne sera pas indispensable d’améliorer à fond votre navire.

Il y aura toujours une terre au loin

Puisqu’il s’agit là de la spécificité de ce titre. Orienté survie, récolte de matériaux, gestion de la faim et de l’endurance. Il n’y a cependant pas de construction de base. Cette fonctionnalité est remplacée par la construction de votre bateau.

Vous pourrez donc choisir les matériaux de base, herbe, bambou, bois, métal, afin de créer le parfait engin de navigation. Choisissez le nombre de coques, de voiles, etc.

Des mégalithes vous offriront quelques améliorations

Pour récupérer les matériaux, il vous faudra évidemment accoster sur les îles que vous croiserez. Et elles ne seront pas sans dangers. Des créatures, plus ou moins agressives, vous y attendent. Vous pourrez d’ailleurs les reconnaître aisément avant même de les voir, puisque chaque animal est représenté par un leitmotiv musical différent.

La vie est parfois cruelle

En les chassant, partie action du jeu, vous récupérez de quoi vous nourrir également. Puisqu’en plus de votre bateau, il faudra donc gérer votre faim. Deux barres seront à votre disposition: la vie et la faim.

Endurez la faim

Particularité du titre, la barre de faim est également celle d’endurance. Ainsi, lorsque vous courrez, nagez et combattez, elle se vide. Et lorsque votre faim augmente, le maximum de cette jauge diminue. Pour retourner au maximum de votre endurance, il vous faudra donc manger.

Par ailleurs, seules certaines créatures vous fourniront les matériaux nécessaires pour certains outils, plus ou moins, indispensables. De plus, certains matériaux s’avéreront assez rares (le métal…). Ainsi, si vous voulez améliorer confortablement votre équipement/bateau, il vous sera nécessaire de faire beaucoup de recherche… Et comme votre inventaire est limité, cela demandera beaucoup de patience… D’autant plus que les objets les plus utiles se détériorent. Les armes, les outils, la nourriture,…

on se réchauffe auprès d’une peau de bête

Toutefois, les différents équipements à fabriquer sont somme toute relativement peu nombreux. Que ce soit pour vous équiper vous-même, ou pour le bateau, on en fait vite le tour.

Pourtant, on s’attache vite à ce qu’on possède, puisqu’en mode « Survie », l’un des deux modes de jeu, l’autre étant le mode « histoire », la mort est… quasi définitive. Si vous perdez la vie, vous recommencerez au tout début, seule sur votre plage déserte…

Petit coup de pouce tout de même, vous avez la possibilité de « conserver » certains objets entre deux vies. De plus, les caractéristiques « vie » et « endurance » sont conservées également. Vous aurez en effet la possibilité de les améliorer en trouvant des pierres spécifiques.

Soyez dans les petits papiers des dieux

En plus de ces avantages, vous trouverez, aisément pour ça, des éclats marins, petites coquilles bleues, qui vous donneront accès à des « bénédictions », permettant ainsi de vous « faciliter » un peu la vie. Qui une arme indestructibles, qui une amélioration de l’endurance, etc.

À vous donc de naviguer d’îles en îles sur votre bateau. Une fois que vous aurez installé une voile, vous apprendrez à utiliser le vent à votre avantage. Celui-ci sera matérialisé en jeu par des courants d’airs (out cela rappelant fortement Breath of the wild), il pourra vous pousser à de jolies vitesse. S’il est en poupe en tous cas, parce qu’une fois face au vent, vous n’avancerez plus guère… Et comme vous n’avez pas la possibilité de ramer une fois une voile posée, vous devrez apprendre à louvoyer.

Il vous faudra donc jouer avec le vent, ainsi qu’avec la houle, qui pourra autant vous pousser comme un surfeur, que vous ralentir. Vous ne pourrez cependant pas chavirer, ce qui donnera quelques moments… étonnants.

Petit bémol à noter, la musique qui accompagnera vos pérégrinations maritimes sera toujours la même. D’autant plus que parfois les enchaînements seront malencontreux.

Deux autres manques, à mon sens, il n’est pas possible de prendre des notes sur la carte, et le fait de ne pas pouvoir ramer une fois la voile monter.

Conclusion
Bien que sympathique visuellement et bien que l’histoire se suive tranquillement, le titre ne propose qu’un contenu simple. Cela le rend accessible à beaucoup de joueurs, qu’on aime un défi en mode survie, ou qu’on soit plus prudent en mode histoire. Mais le contenu, surtout en terme de construction est assez sommaire et la récolte de matériaux est sans doute un peu trop laborieuse pour qu’on en retire un grand plaisir de jeu.
Les plus
  • Style graphique
  • Ambiance calme
  • Prise en main facile
  • La navigation reste un gentil moment
  • Un défi en mode survie, un bon moment en mode histoire
Les moins
  • Le contenu un peu chiche
  • Je crains que l’histoire ne marque pas trop les esprits
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