The Caligula Effect : Overdose, un portage amélioré

Envie de retourner à vos années lycée?

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Presque 2 ans après la sortie européenne de The Caligula Effect sur PS Vita, Furyu (Lost Dimension) nous propose un portage sur PS4, avec quelques ajouts au passage. Dans un genre où la saga Persona exerce une domination totale, cette Overdose vaut-elle le détour?

 

 

La pilule bleue ou la pilule rouge Neo?

Notre histoire commence par une cérémonie de début d’année dans un lycée. Jusqu’ici tout va bien. Puis vient le tour du personnage principal (à qui vous aurez la tâche de choisir un patronyme) de passer derrière le pupitre pour s’exprimer. S’ensuit une séquence animée où ce dernier remarque que certains de ses camarades ont la tête qui “bugue”… Pris de panique il s’enfuit et est rattrapé par µ (“Mew”), une Virtua Doll qui lui explique qu’elle est un IA et qu’elle a créé ce monde, Mobius, afin d’apporter du bonheur aux gens qui souffrent dans la vie réelle. Le fait d’entendre ses chansons Vocaloid aspire leur conscience dans ce monde où ils seront éternellement de jeunes lycéens sans se rendre compte qu’il n’est en fait qu’illusion.

Notre héros intégrera vite le Go-Home club, un groupe d’étudiants qui, comme lui, se savent coincés dans ce monde onirique et cherchent un moyen d’en sortir pour, comme leur nom l’indique, rentrer à la maison. Ils seront aidés dans leur tâche par Aria, la seconde Virtua Doll qui a créé Mobius avec µ. Les pouvoirs de µ ayant augmenté de manière considérable à mesure qu’elle transformait ce monde en “dictature du bonheur”, ceux d’Aria ont autant diminués.

 

µ peut mettre fin à tous vos tourments

 

La plupart des élèves n’ayant pas conscience du mensonge dans lequel ils vivent sont manipulés par les musiciens Ostinato. Comme le Go-Home Club, ces derniers savent très bien où ils se trouvent, seulement ils veulent y rester, préférant cette vie à la réalité, pour des raisons qui leur sont propres. Le problème, c’est que si les gens sont trop nombreux à se rendre compte de la supercherie, Mobius risque de s’effondrer et les ramener à une vie dont ils ne veulent plus. Pour influencer leurs “camarades”, ils diffusent à longueur de temps les chansons qu’ils ont composé pour µ sur Vocaloid. Au passage, des artistes ayant déjà travaillé pour Project Diva F seront de la partie, ce qui donne du cachet au soft, bien joué de la part de Furyu.

 

Des couloirs, des couloirs, et encore des couloirs

Aria nous apprenant que pour fuir Mobius, il faut retrouver µ pour qu’elle lui parle et la ramène à la raison, notre joyeuse équipe s’engage dans une longue poursuite pour la retrouver, en commençant par traquer les musiciens Ostinato. Que l’on soit à l’intérieur du lycée, dans un centre commercial ou une bibiliothèque, on évolue à travers une succession de décors sans grande variété. Heureusement, la mini map indique facilement l’objectif à suivre. En cela le jeu est très linéaire, aller d’un objectif à un autre en arpentant de longs couloirs remplis de Digiheads pour s’opposer à votre progression. Il n’y pas de quêtes annexes, pour s’offrir une pause dans la trame principale par exemple.

 

Bon, je vais devoir faire le tour…

 

Echec et mat

The Caligula Effect bénéficie d’un système de combat novateur, mélange de tour par tour et de stratégie. Lorsque vous sélectionnez une action, vous prévisualisez les effets qu’elle aura sur l’ennemi, sans prendre en compte néanmoins la possibilité que le coup rate ou soit un coup critique, voire que l’ennemi se mette en garde. Cela permet de mettre en place des stratégies dévastatrices : par exemple envoyer un ennemi en l’air avec un membre de l’équipe puis lui asséner une attaque aérienne avec un autre. Attention toutefois à bien coordonner les attaques sur la jauge ATB.

 

Lors de la “previsualition” des actions, les couleurs passent au négatif

 

Lorsque le combat commence, héros et ennemis passent dans une “dimension parallèle”, un cercle se forme autour d’eux dans lequel les obstacles disparaissent, et les élèves situés à l’extérieur continuent leur vie comme si de rien n’était. Il n’y aura guère que pour les combats de boss où la zone sera différente, faite de carrelage noir et blanc et entourée de haut parleurs.

 

Une zone de combat de boss

 

Les armes (qui ne peuvent être changées) utilisées par les personnages sont la matérialisation de leur “moi” intérieur, ce qui donne a chacun des facultés et un style de combat unique (à distance, rapproché, soutien, attaque, protection…), une notion à bien prendre en compte dans l’élaboration de vos stratégies.

A la fin du combat, tout le monde récupère ses HP et ses SP (points d’actions) donc pas de gestion liée aux objets de soins par exemple. Seul reste le taux de remplissage de la barre de “stress”, qui une fois remplie, permet de lancer une attaque spéciale bien plus puissante que les autres, une sorte de “Limit Break”.

Enfin il est possible d’augmenter le niveau des ses attaques via les skill points glanés en fin de combat, et d’obtenir de nouvelles aptitudes via les fragments d’âmes trouvés dans les niveaux.

 

Project Diva Effect

L’OST du soft est donc 100% Vocaloid. Lorsque l’équipe déambule de couloirs en couloirs (je sais j’insiste mais il y en a vraiment beaucoup), on entend l’intrumental qui correspond au musicien (boss) de la zone. Dès que l’on entre en combat, le chant s’ajoute, comme pour donner encore plus de motivation aux Digiheads de nous éliminer. Enfin, pour le combat de boss, on a droit à une version remix, plus pêchue.

Etant donné qu’il y a UN boss par zone, il y a aussi UNE musique par zone, ce qui à la longue, s’avère vite répétitif et ennuyant…

 

 

Les amis de mes amis sont mes amis

A l’instar d’un Persona vous pouvez (et devez) travailler les liens avec les autres lycéens, ceci afin de les sauver de µ et de Mobius. Pour cela il faut leur parler, écouter leurs problèmes et les conseiller. On peut également jouer au jeu des questions-réponses pour faire plus ample connaissance via l’application Wire. Bien sûr, ce sera des questions d’une banalité affligeante ne nous apprenant pas grand chose d’intéressant sur les personnages.

 

L’application de tchat Wire

 

Certains refuseront de vous parler tant que vous n’aurez pas plus d’amis, notamment parmi leurs propres amis. Une toile d’araignée Un schéma représentant les liens entre les élèves est consultable à tout moment dans le menu.

 

Une petite partie des liens entre les lycéens

 

Il sera possible d’inviter des PNJ à faire un bout de chemin avec vous, mais cela n’apporte pas grand chose si ce n’est la résolution de certaines quêtes.

 

Bonus

Par rapport à la version vita, le soft de Furyu a vu s’améliorer son système de combat et son gameplay, un passage sous Unreal Engine 4 et quelques bonus comme : des scènes supplémentaires, 4 nouveaux personnages jouables, 3 nouveaux morceaux… Et la possibilité d’être un agent double! En effet vous pourrez rejoindre µ en tant que musicien et combattre vos amis du Go-Home club!

 

Pour conclure

The Caligula Effect est un jeu que j’apprécie particulièrement. Les thèmes abordés que ce soit par les protagonistes ou les antagonistes sont très variés : acceptation de soi, réussite sociale, obésité, solitude… et abordent différents sujets de société plus ou moins tabous. Les personnages sont attachants et ont tous des caractères différents.

J’aime beaucoup aussi la trame scénaristique et les dialogues (uniquement en Anglais par contre), notamment ceux qui s’engagent avec les boss une fois battus, qui vous expliquent pourquoi ils veulent rester dans Mobius et ne pas retourner à la vie réelle.

Cependant, je dois vous mettre en garde : même si je le considère comme un bon jeu, il ne plaira sans doute pas à tout le monde. C’est le genre de JRPG qui plaît avant tout au public japonais. Il faut donc être un minimum amateur de cette culture pour apprécier pleinement ce genre de titres.

 


Un JRPG pour lequel le “J” prend tout son sens qui comblera les amateurs du genre. Furyu ne s’est pas contenté de porter le jeu, il a corrigé ses défauts et augmenté son contenu.

 


Ce jeu convient : à ceux qui aiment Persona, les JRPG, la culture japonaise… de préférence anglophones!

 


Points positifs

  • Scénario et dialogues de qualité
  • Thèmes abordés
  • Système de combat
  • Portage amélioré

Points négatifs

  • Manque de variété dans les couloirs des donjons
  • Musique répétitive
  • Plutôt linéaire

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