Et si on parlait de vous, de nous?

Autopsie du gamer français

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Une fois n’est pas coutume, nous n’allons pas parler de jeu à proprement parler. Nous allons surtout aborder le sujet du Jeu Vidéo au sens extrêmement large du terme. Quels sont sont nos habitudes? Qui joue et sur quel support? Quand? De quelle manière? Pourquoi? Et avec qui? Plusieurs questions qui trouveront leurs réponses grâce à une enquête menée par l’IFOP (Institut Français d’Opinion Publique).

Longtemps vu d’un mauvais œil, les gamers étaient considérés comme des “no-life”, voire comme des marginaux, avec le stéréotype du petit-gros-laid-boutonneux-à lunettes stigmatisé par les hautes sphères bourgeoises et les anciens qui ne comprenaient pas l’évolution de l’ère numérique.

Hier, le jeu vidéo n’était cantonné qu’à quelques consoles de salon, des salles d’arcades puis à des ordinateurs surpuissants, finalement les consoles portables feront leur apparition au début des années 90. Aujourd’hui le jeu vidéo est partout, tout le temps.

 

Concrètement, qui joue aux jeux vidéos?

Tout simplement 68% de la population française, soit environ 2 personnes sur 3. Ce qui est intéressant à savoir, c’est que les deux sexes jouent à part égale! Par contre plus on est jeune, plus on joue. Le poids des responsabilités fait certainement son oeuvre.

Cependant, un clivage social apparaît : plus on est diplômé ou dans des classes favorisées, moins on joue. Ce n’est pas une généralité et il existe des exceptions bien entendu.

Comment consommons-nous les jeux vidéos?

Le jeu vidéo se consomme seul, entre amis ou entre famille, en réseau avec des inconnus. Tous les supports sont bons pour pouvoir jouer :

  • Les consoles pour plus de confort
  • L’ordinateur pour plus d’efficacité et de performances
  • Les consoles portables dédiées
  • Les tablettes
  • Les smartphones

Ces derniers permettent de jouer n’importe où, n’importe quand et à n’importe quel type de jeu tant la diversité gratuite et payante est énorme. Les moments de la journée où l’on a droit à un temps mort ne manquent pas, les temps d’attente sont les premiers moments où l’on s’y prête agréablement, que ce soit dans les transports en commun, pendant une pause au travail, à l’école, au WC, au coucher, pendant le café du matin… tellement de situations qui touchent tout à chacun. C’est sans grande surprise que les 68% sont facilement atteints.

Cependant, les nouvelles technologies amènent leurs lots de dangers. Être parents, ce n’est pas évident (oui, je sais c’est une phrase profonde). Je suis papa de 2 garçons dont l’un est en pré-adolescence. À nous les phases d’opposition et d’affirmation du Je et du Moi. Face aux technologies il faut œuvrer entre les dangers des jeux en réseaux (sur lesquels je ne vais, ni ne veux, m’étendre). Il est en âge de jouer aux jeux vidéos, mais de plus en plus il faut être connecté à internet. Les jeunes se donnent rendez vous entre eux pour jouer à Fortnite par exemple, mais même le serpent de notre époque est connecté (Slither.io). Alors notre choix de parents est cornélien, bloquons nous nos enfants, où faut-il les laisser vivre avec leur temps? Alors oui, nous pouvons gérer le temps de jeu, mais niveau sécurité, qui s’en charge? La majorité des parents ne savent pas installer un contrôle parental correctement .

Le jeu vidéo est (devenu) un lien social indéniable.

Le jeu vidéo : un commerce juteux?

Avec, en moyenne, un prix frisant les 60/65 Euros de base, le jeu vidéo semble être une niche fructueuse. Sans compter l’apparition (désastreuse) des achat in-app et des DLC, qui convainc environ 20% des joueurs, Noël sera prospère cette année. Les livres arrivant en tête de liste avec près de 1,5 milliards d’Euros prévus, les jeux vidéos arrivent en seconde place avec près de 1 milliard d’Euros en prévision de dépenses envisagées. Tous deux suivis de loin par la musique et les films et séries, respectivement 700 et 500 millions d’Euros prévus.

Le jeu vidéo est considéré comme un loisir standardisé, accessible par tous, pour tous et dans toutes circonstances. Un loisir de masse qui rassemble autant qu’il peut éloigner. Nos anciens se sont construits des souvenirs dans la rue, leurs jardins, avec leurs voisins. Nous aussi, mais nous avons en plus notre passion commune qui nous rassemble à grande échelle : à titre d’exemple, le Paris Games Week.

Source MonSetupGaming

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