Sony : l’OMS ne va pas se faire que des amis

Le président parle

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C’était en juin dernier que l’OMS avait un peu pris de court les acteurs du monde vidéo-ludique, et les joueurs, en reconnaissant l’existence de troubles liés aux jeux vidéos, en particulier un usage considéré comme une addiction.

C’est désormais officiel, le texte ayant été voté et adopté ce jour.

Le trouble du jeu-vidéo est donc inscrit à la Classification Internationale des Maladies et est défini comme suit :

Le trouble du jeu vidéo est défini dans le projet de 11e révision de la Classification internationale des maladies (CIM-11) comme un comportement lié à la pratique des jeux vidéo ou des jeux numériques, qui se caractérise par une perte de contrôle sur le jeu, une priorité accrue accordée au jeu, au point que celui-ci prenne le pas sur d’autres centres d’intérêt et activités quotidiennes, et par la poursuite ou la pratique croissante du jeu en dépit de répercussions dommageables.

Pour que ce trouble soit diagnostiqué en tant que tel, le comportement doit être d’une sévérité suffisante pour entraîner une altération non négligeable des activités personnelles, familiales, sociales, éducatives, professionnelles ou d’autres domaines importants du fonctionnement, et en principe, se manifester clairement sur une période d’au moins 12 mois.

Au-delà du débat sur le relatif flou de cette définition, sans compter les désaccords entre les différentes recherches menées depuis des années (et bien évidemment notre sentiment à nous, joueurs), il est difficile de savoir aujourd’hui les répercussions qu’aura cette décision dans les années à venir.

L’OMS note cependant que :

le trouble du jeu vidéo ne touche qu’une petite partie des personnes qui utilisent des jeux numériques ou des jeux vidéo. Néanmoins, tout joueur doit être attentif au temps passé sur les jeux, en particulier si ses activités quotidiennes en pâtissent, ainsi qu’à tout changement physique ou psychologique, sur le plan social et celui de sa santé, qui pourrait être attribué à un comportement de jeu.

Malgré tout, les réactions ne se sont pas faites attendre. Et le président de Sony en tête.

En effet, Kenichiro Yoshida a fait savoir à différentes sources que :

Nous devons prendre cela au sérieux et adopter des contre-mesures.

Et d’ajouter :

Nous avons déjà implémenter un système de classification pour restreindre certains jeux en fonction des âges des joueurs, et avons pris des mesures selon nos propres standards.

Les systèmes de classification (PEGI chez nous) sont bien connus depuis des années. De là à ce qu’ils soient respectés par les différents acteurs… De là à ce que des mesures de renforcement du contrôle soient prises par Sony…

En espérant qu’à terme, cette décision permette effectivement aux

professionnels de la santé [de] porter une attention accrue sur les risques de développement de ce trouble et, partant, sur les mesures à prendre en matière de prévention et de traitement.
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